Carton (trop) plein pour Modeselektor

Frontstage - Modeselektor - 1Une fois la nuit tombée, place aux beats. Au Marquee, jeudi, ce sont Trentemoller, Brodinski et Gesaffelstein qui les distillent. The Magician au Dancehall, Andy C à la Balzaal. Tout au bout du site, sous la toile de La Petite Maison Dans La Prairie, les Allemands de Modeselektor font chapiteau comble. Trop, au goût de certains.

« Ça doit être la quatrième ou la cinquième fois que nous jouons ici », raconte Sebastian Szary, l’ambassadeur de Modeselektor et Moderat (sic). Au menu : le « Monkeytown show », du titre du dernier album en date des Allemands, sorti en septembre 2011. « Ce sera l’avant-dernière fois que nous le jouerons, en fait. La semaine prochaine, nous irons au Japon pour le dernier, et puis nous allons nous consacrer à Moderat. »

Moderat, c’est le projet que les deux Modeselektor ont monté avec Sascha Ring, d’Apparat. On les verra en septembre, au Bozar, dans une toute nouvelle installation. D’autant que le trio arrivera avec un nouvel album sous le bras, sobrement intitulée II.

Le chapiteau est effectivement plein. Soit grosso modo 4.000 fêtards bien décidés à en profiter jusqu’à la dernière seconde. L’air est difficilement respirable mais qu’à cela ne tienne, on s’agite toujours, et plus encore à chaque fois que les Teutons remettent leur machine à danser en action après l’un ou l’autre break. Ils sont retors, les Teutons, installés entre leurs rampes de lumières et leurs écrans de projection. Le style oscille plutôt entre abstract house et techno, mais en même temps, côté influences, ça brasse assez large. Tous les deux ou trois morceaux, du public monte le désormais cri de ralliement des festivaliers : Doureuuuuuh !

A côté de moi, un type danse avec une peluche de Flat Eric sur les épaules. Il n’y a qu’à Dour qu’on voit de pareils cocos. Notez, certains ont carrément arpenté la plaine déguisés qui en crocodile, qui en vache, qui en tigre !

Frontstage - Modeselektor - 2Mais trêve de commentaires animaliers. Ce vendredi, quelques heures après le set explosif des Allemands, quelqu’un a griffonné ses griefs sur le plastique qui couvre les grilles de sécurité : pourquoi les avoir programmés là ? Et non pas dans un endroit plus spacieux ? Genre la scène principale, au vu du carton ?

Didier Stiers
(Photos : Mathieu Golinvaux)

 

 

 

Didier Stiers

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