Vendredi, le jour Electric… Electric

Frontstage - Electric ElectricTout baigne ! Dans la bonne humeur, la sueur, la bière, l’eau du car-wash voisin, c’est selon. En ce deuxième jour de festival, les organisateurs n’ont qu’une seule annulation à déplorer : LFO, le duo électro de Sheffield, plus de vingt ans d’activité au compteur, a déclaré forfait. Pas les festivaliers, par contre !

Ce jeudi, ils étaient 40.000 à fouler la Plaine de la Machine à Feu… et y déplacer des nuages de poussière. Ce vendredi, ils devaient être aussi nombreux, à vue de nez.

Au Marquee, ce sont les Bruxellois de Robbing Millions et le Hollandais Jacco Gardner qui grimpent sur les planches les premiers. Une semaine après les Ardentes, pour les uns comme pour l’autre. Eux auront juste joué devant un public bien plus épars. Quant au baladin, il n’aura cette fois pas eu à déplorer de coupure de courant.

En passant au large de la Last Arena en direction de La Petite Maison, on capte les bribes d’un freestyle signé Hippocampe Fou. Il est encore tôt, ce n’est pas encore l’heure de déconner, plutôt celle d’aller ingurgiter une dose de bon son. Celui d’Electric Electric reste plutôt bien dans l’oreille. Les trois Strasbourgeois pratiquent un rock avec un peu de « math », un peu de « noise » et un peu de « post » dedans, très dansant également. « Epileptique » ai-je lu à droite et à gauche. Mais en tout cas avec de méchants petits crescendos, propices à la transe.

Odezenne, c’est deux mc’s (Al et Jacko), un dj et un multi instrumentiste tripoteur de boutons. Sur disque comme en concert et surtout en festival, c’est une invitation à la fête qui ne se refuse pas. Par exemple, parce que ces Bordelais s’amusent du gros rap (selon la définition de Veence Hanao) mais n’en balancent pas moins des beats et des textes où l’écriture le dispute à la dérision. A écouter : « Le plus beau cul du monde » sur son tapis de drum’n’bass, « Tupuducu » ou encore ce « Saxophone » soi-disant adapté d’une chanson d’enfance.

Pendant que Danko Jones, sur la Last Arena, passe son temps à faire répéter son nom par le public et annonce un morceau à propos de sexe oral (« Do you like that ? » « Ben, ça dépend ! »), on fait comme tout à l’heure avec Hippocampe Fou : on poursuit en direction de La Petite Maison (définitivement du bout du monde) où démarrent Dan Deacon et ses deux batteurs. Le public est en cercle, quelques loustics dansent au milieu. L’auteur d’America concocte une sorte d’électro noisy, mais joue aussi les amuseurs. Quand il demande que tout le monde fasse le pont et la chenille sur le périmètre du chapiteau et la poursuive dans l’aire de picnic. Royal, Deacon fait applaudir l’équipe de Dour pour les bons moments qu’elle contribue à faire passer ici. Tout ça vaut bien un toast. Direction : le bar le plus proche !

Didier Stiers
(Photo : Mathieu Golinvaux)

Didier Stiers

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