Bienvenue à Tomorrowland

A Tomorrowland, on est là pour s'éclater. PHOTO THIERRY DU BOIS.

A Tomorrowland, on est là pour s’éclater. PHOTO THIERRY DU BOIS.


Trois jours de paix, d’amour et de dance, ce week-end, pour 180.000 personnes, à Boom près d’Anvers.Trêve de polémique: à Tomorrowland, on n’affiche ni religion ni opinion. On est là pour s’éclater. Il faut se balader dans
ce Pays Imaginaire pour en comprendre le succès.

Dès jeudi, l’incroyable fête a commencé. À bord de vols Brussels Airlines, aux avions décorés aux couleurs de Tomorrowland, avec DJ sets et effets de lumière. Avant l’ouverture des portes du festival, vendredi midi, ils étaient des dizaines de milliers à s’installer dans les 45 hectares de Dreamville. Un camping destiné à accueillir 35.000 personnes? Davantage que cela. Dreamville, c’est d’abord la Market Place et son plancher en bois. Avec sa boulangerie offrant des baguettes fraîches à toute heure. C’est une boucherie, une épicerie, une boutique de fringues, un endroit pour recharger son GSM, un espace chicha relaxant et de la restauration belge, américaine, mexicaine, française, espagnole et grecque. «Tout doit être excellent, on n’y vend que des produits de qualité», rappelle le responsable du site.

Après la Market Place, on entre dans la zone de camping proprement dite. Chacun en fonction de son budget: de la Mansion (villa chic pour 12 personnes) entièrement équipée et frigo rempli (pour 21.000 euros) à la tente tipi à 350 euros pour ceux qui ne veulent pas trimballer leur maison sur le dos. Douches, toilettes… Tout y est propre et confortable, aux abords de scènes où continue la teuf. Car on ne pense qu’à ça à TML: faire la fête, du matin au soir, du soir au matin. Vendredi, avant midi, il pleuvinait, le ciel était gris et chargé. À midi, le ciel s’est dégagé et le soleil a commencé à taper. Et tout le monde de se retrouver torse nu ou en bikini. Le seul signe de reconnaissance identitaire est le drapeau national (ou le kilt pour les Ecossais).

© Thierry du Bois - Le Soir

© Thierry du Bois – Le Soir

Pour le reste, on est cool et toute forme d’agressivité est malvenue. Avec les boissons alcoolisées fortes (le festival est interdit aux moins de 18 ans), les esprits peuvent s’échauffer mais dès que le soleil se couche, TML se transforme en forêt des fées et des elfes. Le parc aquatique de (75 hectares) De Schoore, véritable plage la journée, se déguise la nuit en un espace magique aux mille et une lumières.

Le succès de TML, c’est un accueil chaleureux, un confort indéniable (un espace pro et presse où tout est gratuit, cela n’existe plus nulle part!) et des scènes dance partout, un décor féerique et, surtout, une organisation infaillible. Espaces de relaxation, de prévention, de rafraîchissement… Tout est prévu. Le personnel est là pour aider, guider, rassurer… Tout cela sur le thème du rêve, de l’amusement, de l’insouciance… L’idée d’un Walt Disney adapté à la dance music. Toutes les langues se croisent durant un week-end. Un monde inoffensif, de tolérance, d’amour et de paix, réalise le rêve des Nations unies. Une sorte de JMJ… sans pape!

«Nous n’investissons plus dans la pub mais uniquement dans nos films – trailer, after-movie ou captations montées et diffusées sur YouTube. C’est avec ça qu’on crée notre atmosphère», confirme Frédéric, des Relations publiques. «We are one world», dit le slogan des tee-shirts de TML. Un monde en soi qui attire les investisseurs américains comme Robert Sillerman de SFX qui – ne pouvant acheter l’organisation – a signé pour cinq ans l’obtention de la licence pour monter, près d’Atlanta, Tomorrowworld, fin septembre. Un concept né en Belgique il y a neuf ans, transporté clé sur porte outre-Atlantique. Alors que l’ambition des frères Beers, fondateurs de TML, est de créer un festival par continent. Pour la dixième édition l’an prochain? On en parle…

THIERRY COLJON

© Thierry du Bois - Le Soir

© Thierry du Bois – Le Soir

© Thierry du Bois - Le Soir

© Thierry du Bois – Le Soir

© Thierry du Bois - Le Soir

© Thierry du Bois – Le Soir

© Thierry du Bois - Le Soir

© Thierry du Bois – Le Soir

© Thierry du Bois - Le Soir

© Thierry du Bois – Le Soir

© Thierry du Bois - Le Soir

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8 commentaires

  1. Jean

    29 juillet 2013 à 0 h 12 min

    “A Tomorrowland, on n’affiche ni religion ni opinion” ???
    Qui donc ces jeunes festivaliers vénèrent-ils sans le savoir?
    Le soleil les observe et veille sur eux.
    Les frères Beers sont membres de la loge maçonnique anversoise.
    Ce festival est une spirale sataniste qui écarte notre jeune génération du droit chemin. Après ces 3 jours passés, ils n’auront qu’une chose en tête: la fête, le sexe, l’alcool et la drogue.
    Oh… perdition!

  2. Rodolphe

    29 juillet 2013 à 12 h 35 min

    Et combien de VRAI djs qui mixent au vinyl ?
    Quoi de plus facile que d’appuyer sur play, de tourner un ou deux boutons d’effets en levant les bras ?

  3. Akwanight

    20 août 2013 à 17 h 42 min

    Reponse au 2 commentaire ici plus qui sont totalement dénué de sens !!! =>Je savais que l’ on pouvais etre limité mais la c est fort !!! Vous n avez rien compris a ce qu’ est Tomorrowland vous etes Pitoyable !!! Pas de vraie Dj ?? Va dire ca a Dave Clarck, Carl cox , Dimitri vegas, Rush et j’ en passe ! Amusez vous bien dans vos idée fermée au lieu de profiter du reve ;)

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