Pukkelpop: une première journée toutes guitares dehors

KIEWIT, festival pukkelpop allah las.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIR

KIEWIT, festival pukkelpop allah las.GOLINVAUX MATHIEU./LESOIRLors de cette première journée limbourgeoise, sans histoire, les guitares étaient à l’honneur. De Mikal Cronin à Allah-Las. De Parquet Courts à Miles Kane en passant par Quicksand et Johnny Marr. Revue des troupes.

N’importe qui vient au Pukkel se confectionne son programme à la carte. Certains ne quitteront par le Boiler Room, temple de l’électro, quand d’autres se programmeront du hip-hop (soit dit en passant, Kendrick Lamar a tout retourné). On a commencé tôt avec Mikal Cronin (au Club), affilié à la scène de San Francisco de Thee Oh Sees et Ty Segall. À gauche de la scène, l’Américain a de l’allure et dans des éclairs rappelle les années nonante de Nirvana.
Au Marquee, dans la foulée (14h20), c’est la première claque avec la clique de Parquet Courts (des Texans basés à Brooklyn). Fans de Pavement, Modern Lovers, Television, Magazine et Buzzcocks, foncez les voir le 27 octobre au Club de l’AB. En concert, les guitares sont tout bonnement vertigineuses. Idem pour les voix (trois) qui proposent de jolis contrastes. C’est sec et tendu. Avec un final à la Sonic Youth (larsens, la Fender qui fait chanter l’ampli,…). Très convaincant.
Les nonchalants mais inspirés Allah-Las (au Club) jouent aussi plutôt bien la six cordes. Plus cool (on lorgne sur l’Amérique des sixties, celle de Love ou des Byrds) et moins linéaire que sur leur unique album produit par Nick Waterhouse.

Notre ami Miles Kane (au Marquee) n’a pas manqué de rendre hommage au festival (son concert devait débuter quelques minutes avant le drame de 2011) et mais s’est montré plus impressionnant qu’au Botanique, aux Nuits du même nom. Plus tranchant, Miles a régalé le Marquee blindé jusqu’à la gueule. Le fils spirituel de Paul Weller sera lui aussi à l’Ancienne Belgique le 26 octobre. On sent qu’on va y passer le week-end!
Quicksand (au Shelter), le groupe de harcore new-yorkais, livrait son seul concert en Europe cet été depuis sa reformation il y a peu. Comment dire… C’était juste énormissime. Retrouver les auteurs de Slip 18 ans après le concert à la défunte Luna, en formule originale, les voir prendre un pied monstrueux (Sergio le bassiste a eu un sourire jusque derrière les oreilles pendant 40 minutes) et surtout réentendre « Omission » ou « Frazer », ces guitares de malade et cette rythmique quasi metal n’est pas loin d’être notre madeleine de Proust du jour.
Par contre, Johnny Marr a joué devant un Marquee quasi désert malgré un « Stop me if you think you heard this one before » ou « How soon is now » des Smiths. Il y a des jours où les absents ont tort. À l’heure d’écrire ces lignes, Nine Inch Nails pulvérise la plaine…

PHILIPPE MANCHE


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3 commentaires

  1. Dam

    19 août 2013 à 13 h 00 min

    C’est moi ou vos chroniques sont + légères qu’avant ?

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