Jacco Gardner au fond des bois

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1.000 personnes ont passé le week-end dans les Ardennes, à Heer-sur-Meuse, à l’occasion du très bucolique Deep in the woods. Ce festival atypique permet de s’initier au taï-chi ou à l’accrobranche comme d’applaudir Jacco Gardner.
Auteur d’un des albums de l’année, ce dernier a offert un concert en apesanteur et reviendra à Bruxelles (Botanique), le 4 décembre 2013.

Organisé par un collectif de professionnels de huit personnes francophones et néerlandophones, ce festival unique en son genre sur l’échiquier belge réussi son pari de boucler son budget (35.000 euros) pour sa troisième édition. « Le succès de Deep in the woods » explique Herman Hulsens, co-coordinateur et co-programmateur avec Nathalie Delattre (programmatrice à l’Eden de Charleroi, « tient dans la taille humaine de l’événement. Il n’y a pas sept scènes, ni cinquante groupes. Nous ne faisons rien entre 18 et 20 heures pour le les gens prennent de temps pour se sustenter et nous n’avons pas la vocation d’agrandir ou si peu. Nous ajouterons peut-être 200 places au camping l’an prochain. » Il est vrai que le domaine de Massembre (près de Givet), pour lequel l’adjectif de bucolique a semble-t-il été inventé, est suffisamment aéré pour n’avoir jamais l’impression d’avoir autant de monde que dans les festivals traditionnels où on a l’impression de se retrouver à la rue Neuve, le premier jour des soldes.

On va à Deep in the woods en famille (15 % des festivaliers ont moins de 12 ans) ou entre ami(e)s et surtout pour y passer le week-end. 550 personnes ont occupé les dortoirs ou plus petits pavillons dès le vendredi soir, tandis que 300 personnes se sont installés -c’est une première- au camping. Si la journée est placée sous le signe des concerts mais aussi d’initiations au tai-chi, au yoga ou à l’accrobranche, l’ambiance reste aussi très rock, dans l’esprit. « Lorsque nous avons mixé samedi dans la nuit, c’était la folie » raconte Nicolas Alsteen, un des trois dj’s de Hipsterfuck. « Malgré la pluie, les gens avaient envie de s’amuser et de faire la fête. Nous mixions sur une micro-île et les gens faisaient des farandoles autour du lac ».

Quant à Jacco Gardner, le Hollandais, entouré de ses trois (excellents) musiciens, a proposé 45 minutes assez magiques de pop baroque et psychédélique convoquant à la fête les fantômes de Syd Barrett, des Beach Boys ou de Billy Nichols. Magique!

(Paru dans le 17h, le 9 septembre 2013)


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