Le vaisseau MGMT fait une escale psychédélique à l’AB

MGMT

Vendredi soir, à Bruxelles, le duo de Brooklyn a offert une prestation un peu froide et introspective mais musicalement irréprochable.

Fort d’un troisième et excellent nouvel album, l’éponyme MGMT, la formation de Ben Goldwassen et Adreww VanWyngarden était forcément très attendue au point que le soldout qu’affichait la salle du boulevard Anspach était somme toute logique.

Le premier constat, après un début impeccable (« Flash delirium », extrait du deuxième album et surtout « Time to pretend », emprunté à Oracular Spectacular) est que MGMT va de nouveau se cacher derrière ses visuels pendant une heure et demie.

Le son est impeccable. Les six musiciens (rien de moins que trois guitares) au taquet sont appliqués et reproduisent on ne peut mieux les mélodies fines et ciselées de leur répertoire. Même « Introspection », la reprise obscure de Faine Jade (Rustics), petit ovni pysché des sixties passe bien la rampe.

On aimerait rapidement voir le groupe sortir un peu plus du bois, être un peu moins mou du genou mais il faudra s’y faire. MGMT donne l’impression de jouer plus pour lui que pour le public, pourtant attentif et emballé. Bien qu’introspectif dans son interprétation et peu bavard, on reste soufflé par la qualité des morceaux d’un répertoire qui fait quasi l’impasse sur Congratulations, leur deuxième disque qui était aussi brillant qu’audacieux, à l’exception du déjà cité « Flash Delirium » et d’un « Congratulations », joué en 16ème et dernier morceau.

Ce sont la première et la dernière plaque qui se taillent la part du lion dont deux toutes bonnes versions de « Time to pretend » et surtout de « Kids » qui donne l’occasion aux 2.000 personnes de sautiller franchement.  Idem avec « Handshake » et son sale beat électro.

Le visuel est soigné, léché même si les images en noir et blanc ont beaucoup plus d’impact que les délires animés et en couleur. Au final, sur le trottoir de rue des Pierres, les débats étaient passionnés. Certains étaient déçus de ce manque de communication et de ce côté « minimum syndical » affiché par le groupe quand d’autres estimaient que la qualité des morceaux prime sur le reste. Mouais…

Philippe Manche


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2 commentaires

  1. Simone

    29 septembre 2013 à 12 h 24 min

    Pas du tout d’accord: si le concert n’a pas décollé c’est surtout la faute au public: inexpressif, peu enjoué, incapable de montrer son enthousiasme (deuxième morceau: Time to Pretend. PERSONNE ne bouge/hurle/sautille de joie, ça donne le ton!) Franchement, j’avais honte d’être entourée de tous ces coincés du luc et je trouve que le groupe a formidablement bien joué malgré la froideur qui régnait dans la salle.
    Ils ont même joué KIDS alors qu’ils ne le jouaient plus et le public…RIEN. Quelle bande de malotrus.
    Btw: ils ont aussi joué Siberian Breaks qui se trouve sur le deuxième album.

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