Sauvage Sauvage en Amérique

Frontstage - Sauvage

« Le Pasion », un clip naturaliste et plein d’atmosphère, tourné par des Liégeois pour des Américains.

Le collectif Sauvage Sauvage a lâchement profité du shutdown pour mettre les pieds sur le territoire américain et clipper « Le Pasion », un titre du groupe The Blind Shake. Et hop, une ligne de plus sur un cv où l’on a déjà repéré les noms de Showstar, The K et autres The Experimental Tropic Blues Band.

Bon, en fait, on ne sait pas trop s’ils sont déjà allés au pays de Barack, les Liégeois de Sauvage Sauvage. Par contre, ils ont bel et bien atterri à Lommel, dans le Limbourg profond, d’où ils ont ramené des images du All American Week-end de septembre dernier, images qui ont été tournées avec la complicité de certains participants, puis artistiquement montées pour la vidéo susmentionnée. Monstertrucks, freestyle motocross, girls sur scène et looks de rednecks plus vrais que les vrais au programme de cette manifestation annuelle qui fêtait cette année son quinzième anniversaire !

Cela dit, The Blind Shake est bel et bien un groupe ricain, un trio pour être exact, issu de Minneapolis, tendance punk/garage. Son dernier album en date, sorti le mois passé chez Castle Face (Thee Oh Sees, Ty Segall, Blasted Canyons…), s’intitule Key to a false door. C’est de ce disque qu’est extrait « Le Pasion », downtempo aussi poisseux qu’incandescent.

« C’est JF de Jaune Orange, un bon ami, qui nous a mis en contact, raconte Raphaël Parmentier, le réalisateur du clip. Lui cherche à les faire venir en Belgique. Il a parlé de nous, il savait que j’aimais leur son. » Réaction de Mike Blaha, leader de Blind Shake : « Holy cow ! Your friend’s videos are amazing ! I just watched « Best Burger » (totally hilarious and gory), « Essential Chippendale » (this made me want to puke), « Quelle Importance » (so classy and sexy). Fantastic stuff. I also watched « Martin », the short film (…) So cool. We’d love to have him do a video for one of our new songs. »

Le réal’ liégeois l’admet : « De grands flatteurs, ces Américains… » (ndlr : et il ne faut même pas les y inciter…) N’empêche, l’affaire a ensuite été rondement menée : « Deux, trois mails plus tard et (quasiment) zéro budget, on a proposé un clip dans l’urgence parce que je savais que se tenait cet événement à Lommel, et j’y allais de toute façon ! » Ou comment joindre l’utile à l’agréable.

Didier Stiers

 

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