Sheller 30 ans. Jo 50 au 140

William Sheller fête ce week-end les 30 ans de sa création au Théâtre 140 avec le Quatuor Half En Half, dans le cadre des 50 ans de la salle de Jo Dekmine.
William Sheller n’a pas de nouvel album à nous offrir. Du moins pas encore, mais il arrive et on peut déjà vous dire qu’il s’appellera Stylus. Ce qui ne l’empêche pas de vivre et de respirer sur scène, avec ses chansons d’hier. Que ce soit en solo piano, comme l’an dernier aux Francos de Spa ou avec son Quatuor Stevens dont il publiait l’album Live il y a six ans déjà.
Mais un anniversaire, cela se fête. Surtout quand il s’agit de retrouver Jo Dekmine et sa salle de l’avenue Plasky, qui célèbre son demi-siècle d’existence. Brigitte Fontaine, le 12 décembre, fera d’ailleurs un peu pareil puisqu’avec Rufus et Jacques Higelin, c’était en 1967 qu’elle y présentait Maman j’ai peur.
Concernant Monsieur William, c’était donc il y a trente ans. On s’en souvient bien, on y était. Même qu’Odieu s’était chargé de la première partie. Odieu, le seul que William autorisait à jouer sur son piano à la maison, avait-il même confié au public en introduction du jeune Bruxellois. A l’époque, Sheller était un peu en délicatesse avec sa firme de disques qui ne voyait pas l’intérêt commercial d’un quatuor à cordes. La vie sentimentale de William aussi était un peu compliquée. Bref, le chanteur français s’installait à Bruxelles et créait ce concert qui, trente ans plus tard, ravit toujours ses admirateurs. Ils étaient là au rendez-vous, vendredi, et le seront encore ce samedi soir. Pour un moment peut-être sans surprises, mais tellement savoureux. Même quand l’interprète a la goutte au nez et un chat dans la gorge. Nicolas Stevens, du Quatuor Stevens, a cédé sa place à David Makhmudov et le violoncelle n’est plus tenu par Jean-François Assy mais bien Christelle Heinen mais pour le reste, tout est là: l’entente, l’excellence, les envolées et bien sûr William et son piano aux couleurs de “Symphoman”. L’artiste raconte l’histoire de ses chansons. On finit par la connaître par cœur mais ce n’est pas grave, la petite sonate est douce aux oreilles. Quand les chansons sont belles et éternelles, c’est la vie qui bondit dans nos cœurs. THIERRY COLJON


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