Infatigables ces National(s)

Frontstage-The-National

Cinq mois après leur concert archi-complet du Cirque Royal, The National posait une nouvelle fois ses valises à Bruxelles pour un concert tout aussi complet à Forest National cette fois. Pour leur sixième album Trouble will find me, la bande de Matt Berninger a su consolider le succès rencontré grâce à Boxer et High Violet. Le concert de samedi soir n’y fait pas exception.

Tablant sur les deux derniers albums, le groupe américain lance les hostilités avec « Don’t Swallow the cap » et « I Should live in salt ». Entouré des jumeaux Dessner à la guitare, Matt Berninger fait les cent pas sur scène entre deux couplets. Mais une fois qu’il revient à son micro, sa voix de baryton est irréprochable. Tant lorsqu’il s’époumone à la limite de se briser les cordes vocales qu’en fin de concert, lorsqu’il a déjà descendu un nombre incalculable de verres de vin. Pas une seconde, sa voix ne flanche.

C’est que l’énigmatique chanteur a la descente facile tant sur la bouteille que dans le public où il se promènera par deux fois (dont sur le désormais classique « Mr November »). Ses promenades le long de la scène le rapprochent de son public où, tel un équilibriste, il se plaît à chanter sur les barrières anti-slam. Là encore, ni lui ni sa voix ne tremble.

Mais ce serait mentir de réduire la prestation de samedi soir à la seule présence de Matt Berninger. La guitare et les choeurs dominants de Aaron Dessner et le jeu de batterie de Bryan Devendorf y sont pour beaucoup. Tout comme les « lights » qui viennent nous envelopper comme de la brume sur « Fake Empire ». Un joli moment pour se quitter avant un rappel chaotique.

Si le groupe laisse une petite place à l’improvisation, la maîtrise est totale. Après nous avoir offert un titre inédit, « Lean », présent sur la B.O. du dernier Hunger Games, The National prend le pari de transformer la salle en chorale géante avec « Vanderlyle crybaby geeks » en acoustique. Si le début est difficile, le public finit par se prendre au jeu. Frissons garantis.

Et l’on jalouse déjà les quelques chanceux qui les retrouvent ce dimanche soir pour un showcase au Théâtre du Vaudeville…

Journaliste lesoir.be.

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