Loud, le festival qui envoie du bois

Frontstage - The K

Et tout le monde sait qu’à l’approche de la période des bûches, envoyer du bois, c’est bon ! Plus sérieusement, Loud, ce samedi au Bota, c’est cinq concerts de groupes à découvrir, tendance « sauvage », et un show en clôture, réservé à The K, vainqueur du Concours Circuit en 2011.

Cinq formations sont donc au programme avant la tête d’affiche. Les Liégeois d’Angakok (doom), les rockeurs bruxellois de Coubiac, le stoner de Hungry Hollows (Liège), le métal tendance folk d’Ithilien (Louvain-la-Neuve) et le post-rock de Khohd (Liège). Outre cette scène, le package offert aux sélectionnés (les candidats étaient près de 130 au départ de cette nouvelle version du Concours Circuit catégorie « rock dur » ), le package donc comprend encore du coaching personnalisé, de l’accompagnement, des résidences, un shooting photo, des journées de studio, une participation au Loud Tour… Dernier détail : la soirée se terminera par un drink au Witloof Bar, soit l’occasion pour eux de rencontrer des professionnels du milieu (programmateurs, organisateurs, agents, etc).

L’affiche, vous en conviendrez, suscite une question : la Cité Ardente serait-elle la plus riche en matière d’accros au métal et à ses dérivés ? Ce n’est en tout cas pas Sébastien von Landau qui s’en plaindra. Croisé à Liège il y a quelques semaines, le chanteur et guitariste du trio The K, grand fan de la scène punk-hardcore américaine des années 80, nous a parlé agenda, cuisine interne et nouveau disque…

Il aura l’air de quoi, ce deuxième album ?

Onze chansons sont dans nos plans, « radicalement différentes »… Enfin, il y aura toujours des gens qui diront que ça sonne quand même The K, que c’est dans l’esprit, mais… Oui, beaucoup plus de morceaux posés, plus lents, plus « vils » encore. Moins « punk 4/4 on y va à fond les manettes ». Nous avions vraiment envie de casser tous les codes, que ce soit pop, punk ou rock. Nous nous sommes dit que si une chanson avait un bon riff, nous allions le garder du début à la fin et le marteler. Nous ne composons pas en nous disant qu’il faudrait peut-être un refrain ou quelque chose comme ça.

Bonne ambiance ?

Depuis que My flesh reveals millions of souls est sorti, nous n’avons pas vraiment arrêté de jouer, donc tout a un peu commencé dans la douleur. Mais j’espère que c’est inhérent à la vie des groupes. Nous nous sommes beaucoup gueulés dessus, mais là ça va. Il y a eu deux ou trois déclics qui ont fait que ça s’est bien passé. La tournée de cet été en Europe de l’Est a remis les choses en place, elle nous a encore plus ressoudés autour du projet.

En termes d’échos, de retours du public, de critiques, de concerts à l’étranger, vous êtes contents de tout ce que ça a pu générer jusqu’ici ?

L’étranger, c’est nous qui bossons dessus, là, c’est du pur DIY. Nous contactons les clubs… Tu sais comment ça va : tu vas en tournée, tu ramènes des contacts, tu utilises quelques-uns de ceux-là et tu complètes les dates entre… Sinon, nous sommes contents des retours, que ce soit en Wallonie ou en Flandre. Je pense même que la réception en Flandre est plus appréciée encore. Il n’y a pas vraiment de scène « rock dur » en Wallonie, je veux dire. Maintenant, j’aime autant jouer devant un public qui ne nous attend pas. Qui est là pour les Fêtes de la Musique de Schaerbeek par exemple et qui s’attend à voir Puggy. Nous sommes là parce que nous avons la chance d’avoir Jaune Orange derrière nous, la Communauté française un peu aussi. Toutes ces petites choses font que nous nous retrouvons parfois dans des événements où on se demande ce qu’on fait là. Mais ça nous permet de toucher un public plus large. Les gens viennent parfois nous trouver en disant que ce n’est pas ce qu’ils écoutent mais ils achètent le cd parce qu’ils ont aimé le live. C’est un travail de fond, en fait. Dans ce genre de marché, de niche, il faut jouer, jouer, jouer. Il y a des mecs à Liège, alors qu’on y joue depuis quatre ou cinq ans, qui n’ont jamais entendu parler de nous. J’ai l’impression que les milieux fonctionnent en vases clos. Donc il faut aller gratter, chercher les failles, aller mettre ton disque. Du coup, nous attendons 2014 avec impatience.

Didier Stiers

Samedi 14 décembre, 19h30, Botanique. Infos : www.loudbycourtcircuit.be et www.botanique.be

 

Didier Stiers

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