Stromae, c’était trois fois ta fête aux Victoires

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La vingt-neuvième cérémonie des Victoires de la Musique, vendredi au Zénith de Paris, n’a pas déçu celui qui est reparti avec trois des quatre trophées promis.

Le favori de la soirée, on l’a dit c’était lui, notre Stromae national qui l’a ouverte avec « Ta fête », son prochain single. On tient à remercier notre Stro’ national pour avoir rythmé à lui tout seul une soirée plombée par les interventions de Virginie Guilhaume sur scène et surtout des éprouvantes interviews backstage de Bruno Guillon. Christophe Maé et ZAZ nous ont également saoulé. Etienne Daho nous a paru essoufflé et un peu à côté de son sujet pour « La peau dure ». On retiendra tout de même la jolie minirobe blanche de la demi-sœur de Vincent Cassel chantant sous le nom de Hollysiz. Ainsi que l’interprétation tout en douceur et de fragilité avec « La chanson des vieux cons » de Vanessa Paradis, toute bouclée, accompagnée de Benjamin Biolay au piano.

Stromae a reçu la première des treize Victoires, celle du meilleur clip de l’année. Nommé deux fois, avec « Papaoutai » et « Formidable », face au seul Woodkid, Stromae l’a emporté avec le « Formidable » clip en caméras cachées signé Jérôme Guiot, diplômé de l’INRACI. La Belgique fut également mise à l’honneur avec « Laisse tes mains sur mes hanches » conjointement chantée par notre Salvatore avec Julien Doré (comme ils l’avaient déjà fait pour l’album Le Bal des gens bien). Adamo n’a jamais reçu de Victoire, c’était donc la moindre des choses que de lui remettre une Victoire d’honneur pour ses 50 ans de carrière. Julien Doré, sur « Paris-Seychelles », nous a fait une belle surprise avec sa chorale de petits Doré tatoués comme lui.


Victoires de la musique : Stromae a (presque… par leparisien

Le deuxième trophée remis fut ensuite celui du meilleur spectacle. C’est –M- qui l’a emporté, même s’il n ‘était pas présent à la cérémonie. La Victoire du meilleur album rock, dédiée à Gilles Verlant disparu en 2013, est allée à Bankrupt de Phoenix, un groupe français qui s’exporte. Place ensuite à l’artiste masculin de l’année qui, comme prévu, est Stromae dont la maman, caméra vintage en main, n’a rien manqué de la soirée. L’album de l’année qui est, qui est ? Racine carrée, bien sûr. Ce n’est même plus surprenant mais ça fait toujours plaisir. Et de trois pour le Stro’ !

La chanson originale de l’année ? Le public, sur internet, a décidé : c’est, écrite par Miossec, « 20 ans » de Johnny Hallyday… annoncée sous les huées du public ! Seule surprise de la soirée, en fait.

Le temps nous a paru long, sauf quand Albin de la Simone ou Cats On Trees ont chanté. Sans oublier Grand Corps Malade accompagné d’Asa et Ibrahim Maalouf magique. Ilots de quiétude et de beauté dans une soirée qui, un peu comme tous les ans, n’a pas échappé au syndrome de l’ennui. Pas de rythme, pas d’énergie, pas d’humour (comme aux Césars), rien. Même pas de glamour au moment de l’ouverture des enveloppes. Il ne reste qu’à enfiler les Victoires : le meilleur DVD musical est celui de Shaka Ponk. Le meilleur album de musique électronique est celui de Kavinsky. De musique du monde : Ibrahim Maalouf. L’album révélation est celui de La Femme. L’album de musique urbaine : 1995. La révélation scène est Woodkid. Et enfin, l’artiste féminine de l’année, la Valentine de Paulo en quelque sorte est Vanessa Paradis. Ouf!

THIERRY COLJON


STROMAE se défoule aux victoires de la musique… par charrieremichel


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