Ville d’effroi et de fascination

Soir - Potrait - Grégoire Fray - Crédit Caroline Derselle

C’est ce 25 avril, au Bota, qu’aura lieu la release party de Thot. Le nouvel album s’intitule The city that disappears ; outre sa présentation, Grégoire Fray promet du visuel pas piqué des hannetons. Dans notre interview, il en est question (des images, pas des coléoptères), de cela, des villes et d’autres choses encore…

« Bien sûr, vous ne risquez pas d’entendre Thot à la radio. Les radios mainstream, précisément. Trop peu enclines à déverser sur les ondes ce rock aux sonorités métalliques et industrielles dans lequel Grégoire Fray creuse son sillon depuis des années. « Vegetal noise music » : c’est ainsi que le Français installé à Bruxelles qualifie le travail accompli sous ce pseudo. Un travail de création qui aurait un chardon pour filigrane et dont les racines s’enfoncent dans plus d’un chemin de traverse.

A 34 ans, originaire d’Auxerre, il n’a pas que la musique en tête. Thot, c’est donc aussi une image. Des images. Qu’il s’agisse de pochettes ou de décors scéniques, tout est le fruit de recherches sur la photo et la vidéo. Inspirées par les routes parcourues ces derniers temps : c’est entre France, Belgique, Suisse et République tchèque que The city that disappears a été conçu. Un album moins organique que le précédent, plus urbain, où l’auteur effeuille son rapport – d’effroi et de fascination – avec la ville.

« Mon chemin était-il déjà tracé », se demande Grégoire ? « Mon père est né à Nancy, dont le blason comporte un chardon et qui compte pour son école d’Art Nouveau. D’où connexion avec Bruxelles, évidemment. Et qui dit Art Nouveau dit Mucha… » Qu’est-ce qu’Alfons, le peintre tchèque, vient faire dans cette histoire ?  Prague, bien sûr ! Une ville dont il est tout simplement tombé amoureux. Celle-là au moins ne peut pas disparaître ! » (Le Soir du 19 avril)

Bon… Voilà pour le petit portrait/récapitulatif. Ensuite, comme promis : l’interview…

Didier Stiers
(Photo : Caroline Derselle)

En concert vendredi 25/04 à 20h au Botanique. Avec Amute, dont le nouvel album, Savage Bliss, sortira en mai.
The city that disappears est en écoute intégrale sur le site de Noise Mag.

Didier Stiers

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