Bourges sur les traces de Miossec

Cascadeur à Bourges

L'expo Miossec fête ses 20 ans de carrière.

L’expo Miossec fête ses 20 ans de carrière.


S’il faudra attendre le mois d’octobre pour voir Christophe Miossec en Belgique, le Printemps de Bourges n’a pas attendu pour fêter ses 20 ans de carrière au travers d’une exposition et d’un concert centré autour du dernier album.

BOURGES
DE NOTRE ENVOYE SPECIAL

“Sur les traces de Miossec” est le titre choisi par le Printemps pour cette exposition montée par Radio France qui a ouvert au chanteur breton sa vaste discothèque. Car l’idée, originale, est de tout centrer non par sur l’homme mais sur ses goûts et ce qui l’a inspiré. Des livres dans des malles, des pochettes d’albums rangés par thèmes: “Une adolescence”, “Avoir un grand frère”, “Des fétiches”, “Le boulot”, “Des collaborations”… Un juke-box diffuse les chansons qu’on désire entendre et les pochettes sont là pour rappeler ce qui a construit l’artiste. Un artiste qu’on a retrouvé en forme, mercredi au Palais d’Auron. “Coincé” entre le duo Cats On Trees (entraînant comme un Cranberries, charmant jusque dans sa reprise du “Mad World” de Tears For Fears) et le “rockeur français” Yodelice qui brille sans vraiment toucher), Mio a révélé son nouveau groupe très féminin, très boisé, très délicat (violoncelle, contrebasse…). De quoi rendre hommage aux perles de son dernier album (le meilleur, qu’on se le dise) même si, à certains moments, la phalange impressionnante noyait un peu le texte. Problème de sono sans doute. Christophe n’oublie pas pour autant “Tonnerre de Brest” ou des vieilleries comme “Que devient ton poing quand tu tends les doigts” tiré de son premier album.

 AFP PHOTO / GUILLAUME SOUVANT

AFP PHOTO / GUILLAUME SOUVANT


Cascadeur avec David B.
Cascadeur.

Cascadeur.


Plus tôt dans l’après-midi, à l’Auditorium, Christine & the Queens précédait Cascadeur. La chanteuse française, très inspirée par Camille, voire Björk ou même Stromae dans son ambition de mêler la chanson française à l’électro et la danse, a pour elle une personnalité forte. Son truc à elle, c’est la mise en scène (et l’humour) avec deux danseurs black l’entourant en permanence. Osé et à parfaire.
Cascadeur, ensuite, présentait son groupe de lutteurs masqués. Derrière la voix perçante du bassiste se cache David “Sharko” Bartholomé qui, comme ses comparses, entre du fond de salle, torche en main. Tout le concert est ainsi chorégraphié, créant des ambiances très réussies mais qui distraient parfois de la musique d’un haut niveau. Alexandre Longo a suffisamment de talent – il l’a prouvé avec son deuxième album très réussi – pour pouvoir, un jour, enlever le casque et les masques et tout miser sur la seule force de sa musique. En attendant, on apprécie un concert original où l’émotion, malgré tout, parvient à percer. THIERRY COLJON

Miossec sera du 16 au 18 octobre en Belgique. Cascadeur sera le 16 mai aux Nuits Botanique, à la même affiche que Cats On Trees qui revient le 21 juillet aux Francos de Spa.


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