Le show atmosphérique de Wax Tailor

Wax-Tailor

Wax Tailor sera présent au Cirque Royal ce dimanche lors des Nuits Botanique. L’occasion de présenter son dernier projet, Wax Tailor & the Phonovisions Symphonic Orchestra. Entretien.

Wax Tailor, on ne le présente plus. Ça fait maintenant plus de dix ans que le Français se fait une place sur la scène hip-hop abstract mais pas seulement: compositions pour Cédric Klapisch, collaboration avec Charlie Winston, …

Pour son dernier projet, Wax Tailor & the Phonovisions Symphonic Orchestra, le Français collabore avec l’orchestre du conservatoire de Lille soit plus de 40 musiciens et 17 choristes. « Une évidence explique Jean-Christophe Le Saoût. J’ai une affinité particulière avec Lille. Je suis lié à la ville par mon équipe notamment. Quand on m’a proposé cette collaboration, ça m’a paru assez évident tout de suite. »

Ce n’est pas tout à fait la première fois que Wax Tailor collabore avec un orchestre. En 2010 déjà, il avait tenté l’expérience avec l’orchestre de l’Opéra de Rouen : «  Ici on est dans quelque chose de plus nuancé, avec un côté plus saoul, funk grâce aux cuivres. »

Une volonté de marier « machines et musique physique »

Le projet lillois ne s’est pas fait en un mois: « Ça a été un an de tunnels. L’orchestre possède un vrai son physique dont il aurait été dommage de se priver. Nous avons des machines amplifiées. Il fallait donc réussir à conjuguer les deux types de sonorités, à faire qu’elles communient et qu’elles se marient bien. »

Déjà présentes à la base dans ses morceaux, flûtes et cordes gagnent ici en puissance et viennent renforcer le côté majestueux de sa musique. « Je pense que c’est en parfaite cohérence avec les accents de mes compositions et avec les arrangements que je peux faire habituellement. Disons que c’est un grand format. Un nuancier qui me permet d’avoir beaucoup plus de couleurs musicales et beaucoup plus d’options. C’est aussi un choix de faire un show qui à mon sens est un peu plus atmosphérique et un peu moins dans l’énergie pure. »
Une volonté qui explique le choix des salles assises : « Cela permet aux gens de se lever s’ils le souhaitent mais aussi d’avoir un temps pour simplement apprécier les choses, être dans quelque chose de plus introspectif. »

Et c’est un peu ce que l’on a ressenti lors de la générale le 8 mai dernier à Lille. Même si le côté calme peut de prime abord être perturbant, l’orchestre vient donner une dimension supplémentaire aux morceaux présentés. Les chœurs apportent un vrai plus et viennent renforcer la voix fragile de Charlotte Savary, sur des morceaux comme Dragon chasers.

Mais orchestre symphonique ne veut pas dire calme. Le concert parvient aussi à trouver un rythme plus funk quand les cuivres se transforment en band ou que le duo A State of Mind (ASM) monte sur scène, emmenant le public comme à son habitude.

« L’idée, c’est de se dire qu’on peut avoir envie de la nuance et de la puissance d’un orchestre symphonique sans forcément être obligé de coller à 100% aux codes du genre. On voulait garder notre identité et trouver le juste équilibre. » Très présents, les visuels s’appuient sur la musique de façon constante, « comme une partition en mouvements ».

Mais gardons quand même un peu de mystère puisque le spectacle est à découvrir ce dimanche 18 mai au Cirque Royal dans le cadre des Nuits Botanique.

GAËLLE MOURY

Gaëlle Moury

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