A Werchter, Robert Plant et Damon Albarn, deux explorateurs fidèles à leurs racines

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L’ancien chanteur de Led Zeppelin et l’ancienne figure de proue de Blur ont offert deux concerts éblouissants ce jeudi.

A ma gauche, Robert Plant. Qui changea à la fin des années soixante avec Led Zeppelin la face du rock. A ma droite : Damon Albarn. Avec Blur, il a réactivé l’amour immodéré des Anglais pour le rock et la pop de ses glorieux aînés (Kinks, Who,…). Tous deux n’ont jamais cessé de d’explorer de nouveaux territoires musicaux et tous deux cultivent un amour absolu pour la musique africaine. Albarn a été rejoint le temps de l’explosif « Clint Eastwood » de Gorillaz par M.anifest, rappeur du Ghana présent sur son projet Rocket Juice & The Moon tandis qu’au sein du groupe de Plant, The Sensational Space Shifters, sévissait un musicien d’Afrique de l’Ouest.

Sérieusement, Robert Plant a été éblouissant attaquant part « Babe, i’m gonna leave you » emprunté à Led Zeppelin. Dont il sera beaucoup question pendant ce concert avec « Black Dog », « Going to California » et même un « Whole Lotta Love » tellurique. Plant n’a pas manqué de rappeler son amour pour le « Deep blues » et ne s’est pas privé pour reprendre « Spoonful » de Charley Patton. Idem avec sa relecture du « Who do you love ? » de Bo Diddley. Les nouveaux morceaux de son prochain album à paraître en septembre sont très électriques, tendus, tribaux et regorgent d’une animalité primale. Le public ne s’est pas trompé en acclamant comme il se doit un Plant visiblement scié par un tel accueil.

Sans crier gare, Damon Albarn a commencé très fort avec « Lonely press day » et « Everyday robots » de son dernier album en date magnifique et intemporel, dont il distilla quelques huit morceaux. Ou de glisser un « Tomorrow comes today » pioché chez Gorillaz. Albarn a un groupe du tonnerre. Une section rythmique cent pour cent Black et lorsqu’il flirte avec le dub jamaïcain, il invoque les Clash à la fête. Du Blur, du Gorillaz, du The Good, The Bad & The Queen, du Rocket Juice & The Moon, soit un panorama de plus de vingt ans de carrière avec une cohérence sidérante. Et parfois accompagné par un chœur gospel à la « You can’t always get what you want ». Du grand art.

Philippe Manche

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5 commentaires

  1. Marie

    4 juillet 2014 à 1 h 40 min

    J’étais ce soir au concert de ce mythe du rock.
    Fantastique … J’en ai eu des frissons, les larmes aux yeux, et suis ressortie de cette tente surchauffée dans un état second, avec le sentiment d’avoir vécu un moment rare.
    Robert Plant est un magicien.

  2. Bernco

    4 juillet 2014 à 7 h 53 min

    Manche,
    Tu fumes trop
    Tu ne t’exprimes pas bien
    Parle français
    Ou
    Ferme-la
    Incompréhensible , c’est tout ce qui reste !

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