Quand l’Everett tutoie les sommets

Frontstage - Werchter - Eels

L’eau du ciel a parfois du bon : vendredi à Werchter, on aurait dit qu’elle servait d’inspiration céleste à Mark Oliver E.

Sacré Eels ! Tenez : il pourrait très bien profiter de la météo qui se dégrade, mais non ! La pluie tombe, le chapiteau se remplit aussi sec, plus moyen donc de se glisser très loin dans le Barn où l’Américain passe une première demi heure… à égrener des ballades au piano ! D’autres auraient probablement fait parler la poudre ou l’électricité, mais lui est du genre contrariant. Un contrariant qui a le chic pour surprendre et qu’on aime notamment pour ça. C’est juste magnifique, et on s’envole avec lui cueillir des marguerites dans la galaxie.

Autour d’E, cravates et costards, c’est toujours le même orchestre à têtes d’enterrement… pour rire. Ces mecs sont aussi doués dans le toucher d’instrument que pour l’entertainment. Pas de concert d’Eels sans un peu d’humour. Cette fois, ce sera en compagnie d’une demoiselle Jessica qu’il installe dans un coin de la scène (« Jessica, are you nervous ? Always nervous on a first date… »), et achève d’emballer avec un magnifique « The look you give that guy ».

Ils ont bien changé, les Arctic Monkeys ! En gros, ce vendredi sur la scène principale, ils donnent surtout l’impression de s’être fondus dans le moule du groupe qui fait tout bien  comme il faut pour plaire au plus grand nombre. Alex Turner, cheveux gominés comme au bon vieux temps de la brillantine, a enfilé un perfecto tout propre. Il y a moyen de faire plus rockeur, mais c’est plus cher. Le son aussi est tout propre, quand on aimerait que ça crache. Dans le frontstage, on se regarde, le sourcil un peu interloqué : « Dancing shoes », « Why’d you only call me when you’re high ? » et autres « I bet you look good on the dancefloor » ont un petit quelque chose d’anodin…

Frontstage - Werchter - Arctic Monkeys

Robert Plant, Albarn et la revue Daptone jeudi, les Strypes et Eels ce vendredi : cinq concerts mémorables en deux jours ! Quand on vous disait qu’on pouvait encore trouver son compte à Werchter…

Didier Stiers
(Photos : Mathieu Golinvaux)

 

Setlist Eels : Where I’m at – When you wish upon a star – The morning – Parallels – Daisies of the galaxy – A line in the dirt – Where I’m from – It’s a motherfucker – Lockdown hurricane – A daisy through concrete – Grace Kelly blues – Fresh feeling – I like birds – My beloved monster – Gentleman’s choice – Mistakes of my youth – Where I’m going – The look you give that guy – Last stop : This town.

Setlist Arctic Monkeys : Do I wanna know ? – Snap out of it – Arabella – Brianstorm – Don’t sit down ‘cause I’ve moved your chair – Dancing shoes – Crying lightning – Knee socks – My propeller – I bet you look good on the dancefloor – Library pictures – Fireside – N° 1 party anthem – She’s thunderstorm – Why’d you only call me when you’re high ? – Fluorescent adolescent – 505. Rappels : One for the road – I wanna be yours – R U mine ?

 

Didier Stiers

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