LaSemo, un festival de découvertes

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À côté des têtes d’affiche, le festival accorde une belle place à des groupes en devenir. Exemple samedi avec les Fastlane Candies.

Cette année, près de 20.000 personnes se sont rendues au Parc d’Enghien pour la 7e édition du LaSemo, malgré un temps pas toujours clément. Pour Samuel Chappel, directeur du festival, « il s’agit d’une excellente édition ». « Tous les sourires et les retours sur le terrain nous donnent beaucoup d’énergie à penser déjà à la prochaine édition. »

Pour cette prochaine édition, LaSemo continuera dans la même direction : « l’idée, c’est de proposer un univers aux festivaliers, qu’ils puissent vivre une vraie expérience » explique Samuel Chappel.

L’expérience LaSemo passe par des concerts, mais aussi par des spectacles. Exemple parmi tant d’autres, le Circo El Grito, qui rassemble petits et grands devant un show plein de bonne humeur.

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Samedi, côté musique, il y avait deux têtes d’affiche : Saule et Patrice.

LaSemo, Saule s’y sent « comme chez lui ». « J’aime bien les concerts en festivals parce qu’au contraire des salles, tu peux te balader sur le site après » confie le Type normal.  « Puis tout ce côté développement durable, c’est important pour moi. » D’ailleurs, il n’hésite pas à y faire  un clin d’œil dès le début de son concert à la Clairière avec Le chanteur bio, extrait de son dernier album. « Cette chanson, c’est aussi un peu de l’auto-dérision. L’idée c’était de se dire tiens, si on mange bio, est-ce qu’on ne devrait pas aussi écouter bio ? »

Le concert est bon enfant: les gens s’amusent et n’hésitent pas à jouer avec la paille déposée sur la plaine. Quand vient le temps de Dusty men, le tube joliment repris ici avec son bassiste et son guitariste, le public exulte et chante en cœur ! Saule est enthousiaste, même un peu trop parfois.

Le public est très varié: le chanteur peut donc passer d’un « moment hip-hop » où tout le monde s’accroupit avant de jaillir sur un « kawabunga », sorte de cri libérateur, à des moment plus calmes. Tout ça ressemble  au final bien à l’esprit du Festival!

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Quand la nuit tombe sur le parc d’Enghien, c’est au tour du génial Patrice de monter sur scène. Les concerts de Patrice, c’est toujours des moments agréables. On ne sait pas très bien pourquoi mais ça met de bonne humeur. C’est revigorant. Que ce soit dans les moments calmes, avec Clouds, où dans les moments de pure folie, avec le classique Soul storm.

« La seule chose qui existe, c’est aujourd’hui. Hier n’existe pas. Demain non plus » explique le chanteur. Oui, c’est très philosophique. Mais c’est pour ça qu’on l’aime Patrice!

Bon, par contre, on n’est pas très sûrs de la reprise du beat d’I like to move it mais on lui pardonne. Après tout ça doit plaire aux enfants…

LaSemo, ce sont des têtes d’affiche qui rassemblent, mais aussi des découvertes. Après Casssandre vendredi, c’était au tour des Fastlane Candies samedi.

Samedi était une journée marathon pour les Liégeois : après les Ardentes en début d’après-midi, ils jouaient au Pavillon vers 18h. « Ça a mis presque deux heures de route » confie Alexis, le chanteur après le concert. « En plus, on n’avait pas notre bassiste habituel donc on a dû répéter ce matin, on commence à fatiguer… »

Fastlane Candies, ça sonne très rock belge mais avec une coloration électro, apportée notamment par les synthés de Sandra, l’élément féminin du groupe. « Le style a évolué depuis 2011, année de nos débuts. Au départ, on partait plutôt de pop folk et maintenant on essaie d’intégrer de plus en plus d’éléments synthétiques: beats, synthés, … ». Et ça se sent, sur des morceaux comme Charms par exemple où on sent une volonté, assumée donc, d’aller vers quelque chose de plus électro.

Sur scène, les liégeois arrivent assez bien à mêler les deux en associant énergie rock et subtilité électro. Enthousiastes, ils n’hésitent pas à se charrier et même à terminer le concert dans le public. « Pour moi c’est important, peu importe la scène sur laquelle on joue, de créer un contact  explique Alexis. J’aime bien descendre dans le public pour voir les gens de près, pour sentir vraiment le public, physiquement presque.»

Le visuel, ils y apportent une grande importance:  « Aujourd’hui, je pense qu’il faut presque penser au visuel tout de suite après avoir composé un morceau, explique Alexis. Nous travaillons avec Haris Pilton,  notamment, un vidéaste Liégeois. L’idée c’est de coupler l’image, la scène et la musique, d’avoir une vraie atmosphère autour du groupe

L’été s’annonce plutôt bien pour les Fastlane Candies. Après ce week-end marathon, ils repartent pour les Francos de jeudi à lundi. Après, il y aura le BSF, le 9 août. « On va jouer place des Palais, avant Suede, pour nous c’est vraiment super de pouvoir avoir ce genre d’opportunités. »

Gaëlle Moury

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