Dour un jour…

DOUR

… Dour toujours ! On s’était pourtant promis que c’était fini, niet, passé l’âge de ce foutoir ! Sauf que voilà, on y est, comme toujours. Comme chaque année. Et la première question qui se pose concernant cette 26e édition 2014 est : finalement, Dour, c’est pas préférable sous la pluie que sous la canicule ?

Ah, mais c’est pareil, Mireille ! Dans tous les cas, une seule chose à faire: va tête baissée et SURTOUT ne te retourne pas ! C’EST LA GUERRE !!!

Allez, zou ! Après trois heures de route, de suivi de flèches qui vont devant, derrière, à droite, en fait non à gauche (ah… le Hainaut!) (quoi ? On peut pas ? Y a des Hennuyers ici ?…), bref, arrivée et première tête sous une tente, la Dance Hall, bondée de chez bondée, mais du genre… 17h et, vraiment, bondée ! Et tout ça pour qui ? Chet Faker… Qui ? Chet Faker !

Ce qui se passe, c’est que toute cette mouvance électro/dub step/funk blanc hip-hopisant, j’en passe, appelez-ça comme bon vous semble, mais en clair, ce qui s’est construit sur les cendres du trip hop, cette mouvance, donc, est VRAIMENT populaire. Chet Faker, nous, on découvre. Australien, premier album « Built On Glass » sorti en avril, bonne cote. Et c’est pas mal… Groovy et rêveur, du genre à mettre en fond lors d’un dîner entre amis. C’est peut-être là que le bât blesse, la musique de Chet Faker n’évite pas le syndrome « papier-peint sonore » qui a précipité la mort du trip hop.

Suite à quoi, on se promène dans la foule compacte et transpirante. Quelques uns se posent déjà à l’ombre d’un arbre maigrichon, d’autres partagent une paille… La vie tranquille, quoi. Plus bas, devant la grande scène, les choses s’animent. Le Brésil a beau avoir terminé son Mondial humilié (HUMILIE!!), Max Cavelera est de retour pour remettre les pendules à l’heure. Quelle heure ? L’heure metal, Josiane.

Soulfly, donc, né quand Max Cavalera a décidé de quitter Sepultura, alors au faîte de sa gloire. Oh, Soulfy n’est jamais arrivé à la cheville de son aîné. Et le fait que le groupe joue en deuxième titre le classique « Refuse Resist » (tiré de « Chaos AD ») en dit long. Soulfly reste le petit frère boîteux du géant thrash. Et le Max a beau y aller façon gorge-profonde et exiger des circle pit à tout va (le public se met à courir en rond comme s’il revisitait les sept cercles de l’Enfer de Dante à toute vitesse), les meilleurs moments restent les reprises de Sepultura. N’empêche, les métalleux brésiliens nous ont permis de rentrer dans le chaudron Dour. Tête baissée, toujours de l’avant. Et pas de quartier !

DIDIER ZACHARIE

NB. Tiens, pour le plaisir, une petit “Ratamatata” de derrière les fagots! “Ratahamata”… “Rata…” Boum!

Journaliste lesoir.be

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