Francofolies : tapis rouge pour Stromae

Photo Dominique Duchesnes.

Les Francofolies de Spa ont 20 ans et pour fêter cet anniversaire avec Stromae, le festival l’a accueilli mercredi, la veille de l’ouverture prévue. A Seigneur tout honneur. Le concert n’a pas été son meilleur pour autant.

Stromae est aujourd’hui une star internationale, accumulant les records comme Roger Federer. Aux Francofolies de Montréal, il est devenu le seul artiste de l’histoire du festival à investir deux soirs d’affilée le gigantesque Centre Bell. A Werchter cette année, il a été le premier artiste francophone “top of the bill”. Et aux Francofolies de Spa, c’est la première fois qu’on déroule le tapis rouge (au propre comme au figuré, sur les marches de l’hôtel où il n’est même pas venu!) pour n’accueillir que lui, la veille de l’ouverture officielle.
On pourrait aussi ajouter au vu de ses ventes de disques (on a dépassé maintenant les 3 millions de Racine Carrée vendus et ce n’est pas fini!) qu’en 20 ans, les Francos ont accueilli mercredi la plus grande star de son histoire. Si l’on tient compte de la chute des ventes de CD dus à la crise du disque, Stromae est aujourd’hui loin devant les Cabrel, Souchon ou Goldman de la grande époque.
Stromae est devenu un phénomène à lui tout seul. Après Rock Werchter et les Ardentes, il a donné à Spa son troisième et dernier spectacle dans le cadre d’un festival d’été belge, venant des Francos de La Rochelle et se rendant aux Vieilles Charrues où il continue cette tournée qui repassera par le Palais 12 les 13, 14 et 16 novembre.
L’accueil spadois fut bien sûr royal, comme partout ailleurs, même si on a déjà connu public plus démonstratif. Ici, place de l’Hôtel de Ville, on avait un public très familial mais guère exubérant avant “Alors on danse”. Paulo fut à la hauteur pourtant, on ne peut rien lui reprocher. Sa mine fatiguée contredisait le dynamisme dont il a fait preuve dans ses chorégraphies. On peut d’ailleurs plus parler de gymnastique que de danse tellement le lascar en nage se démène. Mais pour l’avoir vu maintenant neuf fois sur scène, on peut dire qu’il nous a laissé un petit goût de trop peu. Par rapport au fabuleux show en salle (Forest-National, Lotto Arena, Bourges, Montréal…), il manquait le dessin animé d’intro et il manquait surtout quatre titres (“Te quiero”, “Sommeil”, “Je cours” avec les postes mouvants et “Silence”). Le son était loin d’être parfait même si étaient audibles les textes de ses chansons et ses interventions toujours aussi drôles, notamment avec ses vannes pourries et autres jeux de mots foireux. Paulo a malgré tout séduit, se donnant à fond, comme à chaque fois. Mais sûr qu’au Palais 12, ce sera autrement plus grandiose! THIERRY COLJON

Spa concert de Stromae 16/07/2014 par Le_Soir


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