Droit sous le soleil

Frontstage - Détroit

La venue de Détroit à Dour constituait un petit événement. A plus d’un titre, d’ailleurs. Parce qu’il y avait eu le concert intense de l’AB. Parce que Noir Désir a dans le passé effectué quelques haltes sur la Plaine de la Machine à Feu. Et puis, pour nombre de curieux, parce que Bertrand Cantat…

Il est 21h quand Pascal Humbert, Cantat et les autres s’installent sur la Last Arena et que s’égrènent les premières notes de « Droit dans le soleil ». Une chanson introspective mais intense, une guitare acoustique et une contrebasse électrique pour entamer ce concert dans un tel cadre : Détroit fait les choses à sa manière. Un peu plus de silence plane sur la plaine, les petits groupes s’agglutinent. Les gens écoutent…

Au grand air, bien sûr, la ferveur de l’accueil ressentie à l’AB est moins perceptible. Mais l’est-il seulement, fervent ? Moins émotionnellement chargé ? Peut-être… L’effet « festival », probablement. Il n’est en tout cas certainement pas hostile. La dernière fois qu’on avait vu l’ancien Noir Désir ici, c’était à la tête du groupe bordelais, en 2002. Il y a douze ans.

La voix est toujours là. Aucune désinvolture dans l’attitude. Et Détroit prend son temps, vit avec ses chansons. Même les plus ludiques, comme « Sa majesté », avec sa petite touche funky.

La setlist est un peu plus compacte que celle découverte à l’Ancienne Belgique au mois de mai  dernier. Forcément. Un peu moins de Noir Désir (exit « Des visages des figures », « A ton étoile » et autre « Lolita nie en bloc »), mais « Tostaky » juste avant le seul et unique rappel est attendu par beaucoup qui ont envie de faire la fête. Et ça tombe bien, Détroit se le fait toujours avec ce passage disco.

Un bon concert, finalement, qui donne envie de retourner à l’AB. Ce sera les 7 et 8 octobre, mais ces deux dates sont déjà complètes, puis au Théâtre National, le 17, dans le cadre du Festival des Libertés.

 

Didier Stiers
(Photo : Mathieu Golinvaux)

 

Setlist : Droit dans le soleil – Ma muse – Horizon – Le creux de ta main – Lazy – Le fleuve – Le vent nous portera – Null and void – Sa majesté – Fin de siècle – Tostaky. Rappel : Comme elle vient.

 

Didier Stiers

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