Julien Doré en état de grâce à Spa

Photo Dominique Duchesnes.

Vendredi, les Francofolies de Spa ont sans doute vécu leur plus belle soirée. Julien Doré, Hooverphonic et -M- pour le prix d’un seul ticket, c’est déjà du lourd sur le papier. Les trois concerts, sur la scène Pierre Rapsat, dans une place de l’Hôtel de Ville sold-out, ont tous les trois été majestueux. Noémie avait passé sa plus belle robe noire et Matthieu ses lunettes phares. Julien, dès 19 heures, a déjà réussi à remplir le lieu sur lequel, doucement, le soleil s’est couché.

Son show est tendre et efficace, ses mélodies sont prenantes et son jeu d’acteur est inspiré. Quelques heures avant sa prestati!on, nous l’avons retrouvé en salle de presse, où il a pris le temps de se confier. Il n’en a pas marre de parler de la Nouvelle Star qui l’a révélé. Il s’agit là pour lui d’un beau souvenir. Reprendre les chansons des autres lui a permis de mieux connaître sa voix. Il l’a encore fait avec plaisir en reprenant, à la demande des Francos de La Rochelle, l’intégralité de l’album La notte, la notte d’Etienne Daho, dont on fête cette année les 30 ans. Oui, Julien se sent belge, vraiment, honnêtement, même qu’il avoue avoir un jour téléphoné à l’ambassade de Belgique à Paris pour savoir “comment faire”. “Vous l’auriez compris, vous ici en Belgique mais dans mon pays, mon envie de double nationalité aurait été réduite à une affaire d’argent“. Tout cela, Julien le dit avec le sourire mais sérieusement, en réfléchissant à chacun de ses mots, bien choisis. Il est comme sur scène: habité!

THIERRY COLJON


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