#25festivals Mon défi à Tomorrowland: Survivre sans un euro

Je suis arrivée sur le site ce dimanche à 13h30 en ayant mangé un bon déjeuner ce matin. C’est parti pour une journée sans un euro en poche. Je débute le festival sans soucis le ventre plein et rassasiée. Malheureusement, le soleil n’est pas de mon côté. Un peu partout sur le site, des écrans indiquent une température de 27 degrés.
25072014-PGC_5362PGC © Pablo Garrigos

Je commence à avoir très soif. Je décide de chercher un stand de la Croix-Rouge pour choper une bouteille d’eau. Avec cette chaleur, ils doivent bien en distribuer gratuitement. J’arrive là-bas et la réponse est non. « Pas d’eau ici mademoiselle. Il faut aller aux toilettes. » Juste à côté, au stand prévention drogues, qui distribue des bouchons d’oreille, des capotes et des dépliants sur les stupéfiants, Raphaëla, une volontaire m’explique. « Contrairement à d’autres festivals, ici tu ne trouveras pas d’eau gratuite. Il y a des « freshpoints » près des toilettes, mais c’est écrit : « Eau non potable ». »

Je me mets quand même à la recherche de ces « freshpoints ». J’en trouve rapidement un et Ouf ! Il y a de l’eau. Je ne suis pas la seule dans la file à remplir ma bouteille.

Pas de répit, maintenant c’est mon estomac qui se réveille. Je passe devant les stands de burgers. Hummm l’odeur… Et ces affamés qui mangent sous mes yeux ! Le burger coûte quatre tickets soit huit euros, autrement dit complètement au-dessus des moyens de ma journée en mode fauchée…

J’essaye de voir si je peux grappiller des restes sur les tables. Rien. Tout est nettoyé instantanément par les bénévoles en salopettes roses.
15h30, il me reste un joker : appeler une amie présente sur le site. Elle est encore au camping. Là-bas, ils ont le droit d’avoir leur propre nourriture, mais je ne peux pas y accéder sans le pass spécial. Morte de faim et au bord d’une crise d’hypoglycémie je suis obligée de rompre le pacte. Je retourne au point presse prendre un sandwich.
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Désolé. Ne rien dépenser sur ce festival à part le prix du ticket d’entrée s’avère être mission impossible.


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