Little X Monkeys, il était une fois l’Amérique…

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Révélé aux Nuits du Soir 2013, Little X Monkeys sort, avec «Mystic river», un épatant premier album aussi roots qu’actuel

Fondés en 2012 par la prof d’anglais aux origines mauriciennes Marjorie Piret (chant) et le graphiste/webdesigner Francois-Xavier Marciat (guitare, banjo, mandoline, harmonica), les Little X Monkeys s’abreuvent au puits de la musique américaine populaire et traditionnelle afin de la transcender. Révélés en 2013 par un EP autoproduit, les «Monkeys» enchaînent aujourd’hui les concerts avec un appétit insatiable. La parole est à François-Xavier Marciat.

Quelle était l’idée de départ en montant Little X Monkeys?

Nous avions simplement envie d’aborder la musique de la façon la plus sincère possible. Tant au niveau des textes que des compositions. À force d’entendre de la soupe de studio dans laquelle tout est surproduit et devient «faux», nous avons fait l’inverse et nous sommes allés vers quelque chose qui sonne très brut. Ça n’a pas été un choix, c’est venu naturellement. Nous aimons les sons naturels de cordes, de voix, de percussions. Nous aimons prendre nos instruments et en faire quelque chose qui sort directement de nous sans devoir passer par des machines qui bidouillent le morceau pour le rendre soi-disant plus attractif ou commercial.

Quels fantasmes nourrissez-vous envers les États-Unis?

Ce n’est pas vraiment un fantasme, c’est plutôt une recherche, un voyage à travers l’histoire de la musique. Je suis passé par beaucoup de styles de musique différents depuis presque 20 ans et j’ai beaucoup analysé d’où venaient toutes ces influences. La plupart du temps, cela m’a ramené vers la musique traditionnelle américaine, le folk, le blues, le bluesgrass, le ragtime… C’est aussi une recherche de sons purs qui, quelque part, m’a fait parcourir plus de 100 ans de musique à l’envers. C’était inévitable d’en arriver là. C’est la base de la plupart des musiques contemporaines.

L’an dernier, on vous a découvert aux «Nuits du Soir». Concrètement, quelles ont été les répercussions de ce concert?

De la crédibilité au groupe qui était alors très peu connu, nous n’avions pas fait énormément de dates avant les Nuits. Ce fut beaucoup plus facile d’en trouver ensuite. La répercussion la plus importante de cette date est la rencontre avec notre label Sky My Husband qui produit notre nouvel album. J’ai passé une heure avec Maurice Charlier dans les loges, après le concert. Il était super-enthousiaste de nous signer après nous avoir vus pour la première fois. Cela nous a ouvert pas mal de nouvelles portes.

Depuis un an aussi, vous avez travaillé sur le disque. Qu’avez-vous voulu raconter avec «Mystic river»?

Notre quotidien, des situations de tous les jours mais pas spécialement personnelles. Des situations dans lesquelles tout le monde peut se retrouver.

Le disque est très varié, c’était l’idée?

Oui nous tenions à faire une sorte de mix de tout ce qui nous influence, de toutes les bases dont la musique d’aujourd’hui s’est nourrie. De plus, certains textes devaient se poser sur des compositions plus aériennes et calmes et d’autres parlent d’événements beaucoup plus festifs. Nous aimons que la musique colle au texte et vice versa mais nous gardons toujours cette ligne conductrice qui consiste à aborder la musique de façon simple et directe. Sans en rajouter des tonnes. «My Louisiana» est assez représentatif parce que dans ce morceau il y a du blues, du rock. C’est un morceau plus festif qui traduit bien l’énergie qu’il y a au sein du groupe.

Cet été, vous avez partagé l’affiche avec Robert Plant. Grand souvenir pour le fan de Led Zep que vous êtes?

Je n’ai jamais imaginé un jour être sur la même affiche que lui ni faire plusieurs dates avec Pokey LaFarge dont nous sommes de grands fans. C’était tout simplement magique comme moment. Le concert aux fêtes de Gand était incroyable. C’était notre première date en Flandre, personne ne nous connaissait là-bas et tout un parc complet a dansé du début à la fin de notre concert, nous avons dû faire deux rappels.

Et aujourd’hui? Quels sont vos plans?

Continuer notre route, nous sommes en train de réaliser un clip, beaucoup de nouvelles dates se confirment, on continue d’avancer en faisant évoluer les choses, nous commençons aussi à être diffusé sur pas mal de radios et les diffusions en journée commencent aussi. On bosse aussi sur les lives pour y amener de nouvelles choses comme un décor par exemple.

Propos recueillis par

PHILIPPE MANCHE

Album «Mystic river» (Sky My Husband;

COD&D Distribution).

Infos concerts sur le site littlexmonkeys.com


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