Les Recorders ne perdent pas le nord

reorders

Révélés en ouverture de la Nuit du Soir 2011, les Recorders publient aujourd’hui leur premier album, «Above The Tide»

On pourra dire que le groupe bruxellois a pris son temps. Formés en 2006, les Recorders ne se sont pas dépêchés pour publier leur premier album. Depuis leur Nuit du Soir, Pure FM a beau les programmer à grande dose, les concerts s’additionner jusqu’à une tournée anglaise en première partie des Fratellis et trois EP sortir au compte-gouttes, ce n’est que maintenant que paraît ce méticuleux Above The Tide mixé à Los Angeles par Tony Hoffer, le producteur de leurs amis Fratellis, mais aussi de Beck, Air, Phoenix, etc.: «Sept ans, c’est beaucoup, oui, nous a confié Gordon Delacroix, le chanteur leader du groupe, mais on voulait d’abord trouver notre identité, fixer une image avant d’en être totalement satisfait. On n’était pas sûrs de nous avant cela.»

Depuis la Nuit du Soir, les Recorders se sont renforcés avec un bassiste et un nouveau batteur. «Ce concert à la Rotonde, ça marque. C’était nos débuts au Bota. On était comme des gosses à Noël. Après ça, on a travaillé dur pour qu’il se passe quelque chose. Il faut rester motivé. La seule manière de ne pas y arriver est d’abandonner. On n’a qu’un seul premier album. On a toujours gardé ça en tête dans nos moments d’impatience. On avait pour modèle les premiers albums des Strokes, d’Arctic Monkeys, des Vines, de Block Party, nos références. C’est vrai qu’on est perfectionnistes, mais on mettra moins de temps pour le second. On a déjà pas mal de nouveaux titres…»

Un disque sous le signe du partage

Gordon et le guitariste Alex Meeus se connaissent depuis qu’ils ont 12 ans. Gordon habite à Roux-Miroir dans le Brabant wallon et Alex à Bruxelles. C’est lors de vacances familiales en Espagne qu’ils font connaissance et deviennent les meilleurs amis du monde: «J’adore ses blagues nulles. On ne s’est plus quittés. On a commencé à jouer ensemble à 14 ans. On a tout appris ensemble. On a appris une méthode de travail. Après, j’ai fait mes études à l’IAD, section son, à Louvain-la-Neuve. J’ai habité deux ans en Angleterre, en 2004-2005 mais je suis revenu à Bruxelles car c’est une ville que j’aime. Sans être Berlin, il y a tout de même à Bruxelles une créativité, une scène artistique intéressante.»

Le groupe partage une même passion pour les paysages nordiques qui ornent le livret de l’album: «Je suis souvent allé en Norvège et en Islande. Le sud n’est pas trop mon truc. La photo du loup a paru en couverture du National Geographic il y a 30 ans. Je l’ai modifiée, ai envoyé le résultat au photographe qui a donné son accord.»

De belles histoires comme ça, Gordon en a plein, comme leur virée en Californie pour les trois semaines de mixage du disque: «Mon pote Barry, des Fratellis, m’avait conseillé d’envoyer des maquettes à Tony Hoffer qui avait produit leur premier album. Deux heures plus tard, il me répondait oui. On se donnait rendez-vous dans son studio de Los Angeles tous les jours à 15 heures. Avant ça, on avait quartier libre. Le bonheur…»

Après un faux départ avec EMI (disparu depuis), les Recorders sont la première signature belge du label Caroline basé à Amsterdam et que distribue Universal. Leur manager et booker flamands leur ouvrent les portes au nord du pays. Tout ne fait que commencer pour les Recorders.

 


commenter par facebook

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>