Le concert de BRNS à l’AB en vidéo

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BRNS, un des plus grands espoirs du rock belge, se produisait vendredi à l’Ancienne Belgique. Compte-rendu d’un concert à (re)vivre en intégralité vidéo et album en écoute.

Il est enfin sorti. Patine, premier (véritable) album de BRNS qui devait originellement voir le jour en août, est désormais dans les bacs. C’est ainsi que ce concert à l’AB Box (850 places) s’est transformé en une sorte de happening autour de cette sortie.

Pour autant, il n’était point question de petits fours et de prestation timide et encore hésitante…

Dès les premières mesures, on comprend que les 200 dates que BRNS traîne derrière lui n’ont pas été gratuites. La machine est huilée, ça tourne à plein régime et, surtout, le son! Les Brusseleirs ont désormais un son assez impressionnant, à la fois clair et massif. Si bien que les quatre premiers titres du set (« Void », « Here Dead He Lies », « Inner Hell » et « My Head Is Into You », rien que ça…) font l’effet d’un bon tir de mortier dans les gencives…

Mais en lâchant dès le début trois de ses plus belles cartouches, l’intensité ne pouvait que redescendre. D’autant que les nouveaux titres sont plus opaques et contemplatifs, moins directs que ceux tirés de Wounded – ce qui n’est en soi pas un mal. L’autre bémol est que BRNS roule tellement bien qu’il reste par trop sur les rails. Les versions live ne varient pas ou peu des versions studio et le tout est si bien exécuté qu’il en devient, paradoxe, un peu trop parfait. Ça manque de saleté, d’accident, de sueur peut-être, allez!, de surprenant! Exemple avec le final explosif de « My Head Is Into You » dont on aurait voulu qu’il dure deux minutes de plus mais qui s’arrête trop tôt, trop vite, trop proprement.

Pour autant, BRNS a démontré qu’il n’était pas là pour faire de la figuration et qu’il avait le potentiel de s’imposer à l’international. Aussi, comparé à ses débuts il y a trois ans, on sent qu’il s’agit désormais d’un vrai groupe, solide, et non plus d’un duo auquel se sont ajoutés guitariste et multi-instrumentiste. Mention spéciale d’ailleurs à la guitare de Diego Leyder, de laquelle sortent des sons à chaque fois inédits et surprenants… Ce petit plus non-contrôlé qu’on espère voir se développer. Comme lors du rappel (« Wounded » et « Our Lights ») complètement relâché.

DIDIER ZACHARIE

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Journaliste lesoir.be

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6 commentaires

  1. yop

    14 octobre 2014 à 10 h 00 min

    Petite correction sur le premier morceau du rappel : le titre est “Clairvoyant” et pas “Wounded” (qui est le titre de l’EP).

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