Miossec et le bonheur partagé

Miossec

Pour qu’un concert approche de la perfection, il faut que tout soit réuni: la forme de l’artiste fort d’un répertoire en or massif bien sûr mais aussi le groupe qui l’entoure, la salle, le public, l’ambiance… Tout cela était réuni, samedi au Théâtre 140, une salle que Christophe n’avait pas encore testée.

Il suffit de jeter un œil à la programmation du 140 Avenue Plasky (Miossec, Annegarn, Juliette, Loizeau…) pour se rendre compte que c’est là, chez Jo, le “Leonard Cohen du spectacle vivant”, qu’on retrouve des artistes différents, qui ont du mal à entrer dans les clous du mainstream commercial. En 2014 comme c’était déjà le cas avec Pink Floyd il y a 45 ans. L’avant-garde n’est pas une affaire d’âge mais de mentalité, Monsieur. Et il en allait de même avec Fiodor Dream Gold, le jeune chanteur parisien androgyne qui s’est chargé de l’ouverture de la soirée. Un ovni comme on les aime.
Une heure plus tard, le Brestois chapeauté monte sur scène. On se retrouve tout de suite “Samedi soir au Vauban”, cet hôtel salle de concert où Christophe est loin d’être le seul à y avoir connu des carambolages, le visage tout cabossé. “On vient à peine de commencer” que déjà on se retrouve au sommet. Car avec Miossec, “Le cœur” saigne, le cœur palpite, le cœur tangue, le cœur coule. Le son est enfin parfait (par rapport à ce qu’on avait pu entendre à Bourges ce printemps). L’équilibre entre la voix et les instruments fait ressortir le meilleur d’un répertoire “Qui nous aime”. A gauche, les hommes (guitare, basse, batterie), et à sa gauche, côté cœur une fois de plus, les deux musiciennes qui, entre claviers, violoncelle et surtout voix, apportent tant.
On n’est plus ici dans les rugosités électriques de la précédente tournée mais bien dans les nuances, le funambulisme qui apporte tant aux nouvelles chansons mais aussi à ces merveilles que sont “Je m’en vais”, “Rose”, “La mélancolie”, et en final “Tonnerre” et “Que devient ton poing quand tu tends les doigts”.
“Ici-bas, ici même”, Miossec a rendu son public heureux. Et ils étaient encore nombreux à 1 heure du mat’, à deviser avec lui, dehors par une nuit étoilée d’été tardif. Les amis, les musiciens, les Stef Kamil, les Sacha Toorop… Christophe parvient à rendre les gens heureux et cela n’a pas de prix. THIERRY COLJON
Après Bastogne, Charleroi et Bruxelles, Miossec revient le 14 février à la Maison de la Culture de Tournai.


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