Baxter Dury, la transfusion de bonnes vibrations

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Jeudi, à l’Orangerie du Botanique, le chanteur anglais Baxter Dury a proposé un concert rafraîchissant et réjouissant.

Dans les couloirs de la cité de verre, à quelques minutes du concert de l’auteur du récent « It’s a pleasure », on ne croisait que des visages souriants et affables. La bonne humeur véhiculée par l’univers de ce jeune quadragénaire y est pour quelque chose. Et pour paraphraser un ami bien inspiré : « Quand le karma est là, il ne faut pas le surestimer ! ».

Autant dire que le public n’a pas boudé son plaisir lorsque le fils du séminal Ian Dury est monté sur les planches à 21 heures. Vêtu d’un costard bleu électrique assez classe (et cravate assortie), soit le même costume que lors de sa visite promotionnelle à Bruxelles le 16 octobre dernier, Baxter Dury était bien entouré. Deux demoiselles (claviers/voix) à droite, un bassiste et un guitariste à gauche, un batteur avec un immense cygne en baudruche pendu au plafond au dessus de sa tête (clin d’œil à la pochette de « It’s a pleasure) et Baxter, au milieu, devant un petit clavier qui mène la danse.

C’est évidemment le dernier album qui se taille la grosse part du set (« Pleasure », « Lips », le sidérant et sombre « Whispered ») dans une ambiance bon enfant. Baxter papote entre deux morceaux, biberonne des gorgées de bière, très nonchalant mais non moins concentré et soutenu par un groupe correct. Sang pour sang anglais tant par sa voix qui peut rappeler celle de Mike Skinner ou par sa musique qui fait songer à la pop anglaise des années 80 de Jona Lewie allant même jusqu’au Stranglers. Pas chiche, Baxter Dury n’oublie pas les pépites de « Happy Soup » comme « Isabel », « Leak at the disco » et surtout le mélancolique « Afternoon ».

Acide, drôle, entier et sympa, l’intéressé a passé une bonne partie de l’après concert à signer disques, t-shirts et même un portefeuille (ça ne s’invente pas) au stand de merchandising tout aussi cool que sur scène, quelques minutes plus tôt. Cool !

PHILIPPE MANCHE

Photo: Sylvain Piraux. Archive du passage de Baxter Dury aux Nuits Botanique en 2012.

> « It’s a pleasure », notre critique*** de l’album
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