L’hymne à l’amour de Julien Doré

Dore

Le chanteur et musicien français a comblé son public, mardi soir à  l’Ancienne Belgique, avec un concert généreux et malin de 120 minutes.

« J’ai l’impression d’avoir quinze ans à nouveau » confiait une femme d’une petite quarantaine d’années hier soir pendant les festivités de l’auteur du récent « Love ». C’est peut-être là qu’il faut chercher aussi les raisons du succès de  celui qui a quand même réussi à écouler 200.000 exemplaires de son troisième et dernier disque dans l’Hexagone. Le public de l’Ancienne Belgique, essentiellement féminin et plus âgé que l’artiste de 32 printemps crie peut-être aussi des « Julien » extatiques comme des « Patriiiiiick » quinze ans plus tôt en assistant à des concerts de Bruel. Ceci étant ce public, carrément en harmonie avec le jeune homme, brasse large. Des quinquagénaires en goguette, des copines parfois hystériques et des minots aussi.

C’est que Doré ne manque pas d’atouts sur scène. Son groupe est rodé à mort et son spectacle avec lequel il tourne depuis plus d’un an réglé comme du papier à musique. Musicalement, ça joue tout aussi bien et là où Julien fait fort, c’est qu’il propose plusieurs facettes musicales. Un peu d’électro à la Metronomy, un passage acoustique plus proche de Thomas Dutronc que des 16 Horsepower et pas mal de morceaux aux ambiances seventies avec une grosse charge émotionnelle à la clé.

Julien se la joue Cali aussi lorsqu’il fait le tour de la salle et des balcons pour redescendre ensuite dans le public et regagner la scène alors que son groupe joue toujours. Doré donne à fond. Et taille sa route en fédérant. Entre Calogero et Axel Bauer avec un peu d’Etienne Daho ou de Sébastien Tellier, Julien Doré a une place à part dans le paysage et était visiblement ému pendant sa prestation. C’est clair qu’il se passait quelque chose de palpable entre l’artiste et son public qui transformera sporadiquement le concert en karaoké géant. Il n’y avait que des sourires heureux et béats sur le trottoir du boulevard Anspach. Vers 23 heures, elles étaient encore nombreuses, alors que les premiers flocons de neige faisaient leur apparition, à attendre Julien Doré et le voir (et/ou le toucher) avant que ce dernier ne s’engouffre sans son bus…

 


commenter par facebook

3 commentaires

  1. Anita

    4 décembre 2014 à 14 h 05 min

    C’était grandiose comme toujours avec Julien. De l’amour partagé, de l’amour pur et simple…

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>