Hooverphonic: The Last Goodbye à Noémie Wolfs

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Trois jours après avoir annoncé le départ de sa chanteuse Noémie Wolfs, Hooverphonic donnait le dernier concert de sa tournée Reflection à Colfontaine.

Sept ans après avoir passé une audition qui lui offrit la difficile tâche de remplacer Geike Arnaert derrière le micro, c’est donc dans le Borinage que Noémie Wolfs a fait ses adieux à Hooverphonic. Colfontaine, ses 20.000 habitants, terre de Van Gogh, est donc devenu le temps d’un soir le théâtre où s’est jouée la fin d’un acte pour le groupe de Saint-Nicolas qui perd sa (déjà) cinquième chanteuse l’année même où il fête ses vingt ans d’existence.

L’ultime date de la tournée Reflection qui a vu Hooverphonic sillonner le plat pays de long en large depuis un an s’est logiquement déroulée à guichet fermé. Les fans se ruant sur les derniers tickets suite à l’annonce du départ de Noémie Wolfs. Car c’est bien pour elle que nombre de personnes étaient présentes dimanche soir. Avant-même l’entame des festivités, remise de fleurs, photo de famille, le groupe marque le coup. Reste que ce concert de Hooverphonic était avant tout un concert. Et de fort bonne facture, encore bien.

Sur scène, on est comme chez soi. Décor de salon, fauteuils-canapés, manque juste les petits fours… Les musiciens s’installent, prennent leur instrument et commencent une ritournelle que chacun s’en va nourrir et construire. On reconnaît « Boomerang » quand la chanteuse apparaît, tout de noir vêtue, le cheveu court à la Audrey Hepburn, élégante. Grosse ovation.

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L’ambiance est feutrée, intimiste. Un sentiment encore amplifié par la parti pris acoustique et minimaliste de cette tournée. Délaissées les couches de synthés et de cordes, les orchestres et les grandes envolées lyriques. Le son est dépouillé, roots, avec une petite teinte de psychédélisme rétro-futuriste et un accent mis sur les voix. Celle de Noémie, bien sûr, qui fait merveille. Mais aussi de deux choristes soutenant chaque titre avec finesse et beauté. Un rhabillage qui nous permet de redécouvrir de vieux tubes qu’on pensait connaître par coeur. Ainsi ce « 2 Wicky » aux accents jazz, ainsi cet « Eden » qui retrouve une beauté toute virginale.

Fin de tournée, fin d’une ère… Le groupe (à sept sur scène) joue en tout cas relâché, Alex Calier mène la danse tout en plaisantant. Pour « The World Is Mine », il invite des personnes du public à venir s’installer sur les canapés sur la scène derrière le groupe. Puis à se lever pour danser. Ambiance relaxe et détendue, tout le monde prend du plaisir et se laisse aller à une dernière valse…

Car bientôt, c’est l’heure pour Noémie de dire au revoir. Emotion. Ovation. Remerciements. Deux rappels avant d’y aller, et puis…

Hooverphonic fête ses vingt ans, cette année. Alex Callier lui-même ne sait pas de quoi sera fait l’avenir du groupe. Mais ce sera de toute manière sans Noémie Wolfs. Fin du troisième acte. En espérant qu’une suite aura bien lieu.

DIDIER ZACHARIE
Photos: PIERRE-YVES THIENPONT

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Setlist: Boomerang/ Expedition Impossible/ Devil Kind of Girl/ 2Wicky/ Ether/ Heartbroken/ George’s Café/ Happiness/ Mad About You/ Roadblock/ Vinegar & Salt/ Eden/ The World Is Mine/ Jackie Cane/ Anger Never Dies/ One Two Three/ Amalfi/ RAPPEL: The Night Before/ Sometimes/ This Strange Effect/ RAPPEL 2: Bad Weather/ Unfinished Sympathy (Massive Attack cover)/ Inhaler/ Gravity

Journaliste lesoir.be

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5 commentaires

  1. yvan

    30 mars 2015 à 12 h 58 min

    Cette chanteuse n’a rien apporté. Techniquement bonne mais côté sentiments rien ne passait. Le groupe ne s’entend ait plus. Cette séparation était une urgence. Vite une nouvelle chanteuse ou chanteur….

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