Great Mountain Fire dans le brouillard

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Le quintette bruxellois présentait son deuxième album Sundogs dans une Orangerie bondée.

Mardi, aux Nuits Bota, c’était un peu une Nuit belge sans le nom. La fête au label 62 TV dans la Rotonde et le Salon, Great Mountain Fire à l’Orangerie, beaucoup de têtes du milieu dans les couloirs… En clair, c’était un peu la grosse soirée. Et cela, les Great Mountain Fire l’avaient bien compris.

Après les insignifiant(e)s Islandais(es) de Mammùt, le quintette prend les lieux sur le coup de 22 heures: petite mise en scène, intro magia psychédélia dans la pénombre, cape de Gandalf pour l’un, voile pour l’autre, ambiance… Les GMF, après deux ans d’absence, sont de retour devant leur public, celui qui avait accueilli chaudement le pop et funky Canopy en 2011. Objectif de la soirée: les emmener dans le voyage Sundogs, ce deuxième album qui sort officiellement vendredi. Et pour ce faire, une seule manière: leur en mettre plein les sens.

Dès le premier titre, le nouveau single « Lapis Lazuli » et son petit riff groovy à la Stone Roses, ça démarre au quart de tour. « If A Kid » du premier album ravit la fosse et les GMF enchaînent anciens et nouveaux titres sans temps mort. Le groupe est survolté, visiblement heureux d’être de retour sur scène, ça joue serré, à l’énergie, c’est funky en diable et parfois proche du virtuose. Pourtant, quelque chose ne passe pas…

Est-ce le son? Au taquet, ample, puissant. Trop. Le groupe joue fort, met le paquet au niveau de la sono, multiplie les pistes, un peu à l’image du nouvel album… Mais ici, après trois morceaux, on se rend compte que le son bouffe tout: les mélodies (notamment celles plus évidentes du premier disque) s’y perdent sans jamais avoir trouvé la sortie du tourbillon, ça vient de tous les coins dans tous les sens sans qu’on trouve un fil rouge à suivre et l’ensemble, s’il est mené tambour battant, manque de subtilité… Un comble pour un groupe si attaché au détail.

Trop ambitieux, les Great Mountain Fire? La question peut se poser tant on ressort de la salle avec la tête comme un seau et l’impression de n’avoir entendu qu’une grande jam de funk blanc durant un peu plus d’une heure. Et c’est d’autant plus dommage que la setlist était (sur le papier) bien construite et le groupe en forme. Partie remise?

DIDIER ZACHARIE

Lire aussi > Great Mountain Fire à l’épreuve du deuxième album (abonnés)

Journaliste lesoir.be

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