Damian Marley, dans l’ombre de papa

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Le concert du jour choisi par notre journaliste #50 et chroniqué par la journaliste #25.

Deux lions jamaïcains apparaissent sur la scène, au milieu la figure d’un prince barbu. Le monsieur se fait annoncer par un vieux rasta au maillot vert, jaune, rouge : « De Kingston, veuillez accueillir Damian Robert Nesta “Jr. Gong” Marley, le fils de Bob Marley ! ». Si on n’avait pas encore fait le lien en entendant le nom de famille, on nous le présente comme le benjamin. Damian, 36 ans, n’a connu sa légende de père que jusqu’à 2 ans.

Peu importe, le reggae il a ça dans la peau. Il se fait appeler Jr.Gong en hommage au surnom de son père Tuff Gong et balance en rythme ses dreadlocks longues jusqu’aux chevilles. Pendant la première demi-heure, Damian assume son propre style musical et ose le mélange des genres. Il a quand même collaboré avec le rappeur américain Nas et le dj à l’électro strident Skrillex.

Mais très vite l’appel du lion résonne dans le public : « Oyo, oyo, yo,yo…. ». Le visage de Bob Marley apparait derrière la scène et on entend un enregistrement de sa voix. « Belgique, j’ai une question pour vous. Y a-t-il des fans de Bob Marley parmi vous ? » Suit un hommage familial avec les trois morceaux « Exodus », « Could you be loved » et « Get up, Stand up » repris en cœur par le jeune public. Soyons honnêtes, ce sont ces reprises qui ont ramené le plus de monde devant la scène.

Pendant ce temps-là, le drapeau jamaïcain continue de flotter, un des membres du groupe le tient en l’air depuis le début du concert. Des images de tanks et de guerres défilent sur les écrans. Sans oublier les feuilles de Cannabis. Bienvenue en Jamaïque ! La choriste entonne les premières notes de « Welcome to Jamrock ». Le titre célèbre a gagné un Grammy Award en 2005 dans la catégorie « Urban/Alternative ». C’est d’ailleurs le seul dont tout le monde connait les paroles par cœur. Avant de quitter Werchter, il claque ses cheveux de deux mètres sur le sol et s’en va. Marrant, l’annonceur aux dreadlocks refait surface pour un dernier au revoir, vieux frère.

FLAVIE GAUTHIER


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