Lenny, vidi, vici !

Frontstage - Lenny K 2 - Crédit Thomas Blairon

Mesdames et messieurs, jeunes gens, dames en heren, vous pouvez rentrer chez vous : le concert de Lenny Kravitz vient de se terminer et il ne se passera sûrement rien de plus énorme à Werchter d’ici dimanche soir.

On m’aurait dit, il y a 15 ou 20 ans de ça, que j’allais un jour être réexcité par le New-Yorkais que j’aurais été consulter un ORL. Le sirop funky-soul oui, à petite dose, et encore, juste l’hiver pour ne pas boire que du grog de terrassier. Seulement voilà, Lenny faisait ce samedi soir escale sur la grande scène de Werchter, et sans exagérer (j’ai plein de témoins, des témoins neutres en plus), il a livré là l’un des meilleurs concerts de cette édition 2015. Qui sait : peut-être même aussi l’un de ses meilleurs shows tout court.

Frontstage - Lenny Kravitz - Crédit Thomas Blairon

Un groupe de feu (trois choristes, des cuivres, ce guitariste avec une tête d’Alain Souchon mais une coupe afro qui joue comme un dieu, cette batteuse qui… enfin bon, passons), une setlist assez d’anthologie revisitée de main de maître, et puis, l’indispensable touche de show, parce qu’après tout dans « festival », il y a quand même aussi « fête ». Le quinqua Lenny, shades sur le nez,  enlève donc son écharpe, la remet, la retire, fixe une caméra… puis s’en va se balader dans le frontstage, toucher quelques mains et écouter les cris des demoiselles. Pendant ce temps, le groupe poursuit, transpire, et avec lui, envoie des vibes qu’on pensait ne plus jamais ressentir un jour.

« Always on the run » va durer un bon quart d’heure. Avec un solo de trompette qui décoiffe, à donner envie de souffler soi-même dans plein de trucs. Le refrain de « Let love rule » est repris par des dizaines de milliers de voix. Celui de « Fly away » aussi. Il est 23h05 : la plaine de Werchter a décollé, le taxi quitte la galaxie. Cette nuit, il va se passer plein de jolies choses, dans les campings…

Didier Stiers

 

Setlist : Dirty white boots – American woman – Mr. Cab driver – It ain’t over ‘til it’s over – Dancin’ ‘til dawn – Strut – Always on the run – I belong to you – Let love rule – Fly away – Are you gonna go my way

 

PS : Soyons honnêtes jusqu’au bout, le copyright de ce titre m’a été gracieusement cédé par Olivier « One Minute After » Donnet. Mais c’est un bon titre quand même.

 

 

Didier Stiers

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