Et l’electro dans tout ça?…

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On nous rap, on nous rock, on nous met face à face Iggy et Nicki sur le ring, mais on n’a pas encore parlé des musiques electro lors de ces Ardentes…

Pourtant, elles sont bien là, elles rampent discrètes durant la journée pour mieux sortir dans la nuit noire et accompagner le festivalier dans les salles HF6 et la bien nommée Aquarium jusqu’aux premiers rayons du soleil. Et là, fête au village oblige (car les Ardentes ne sont en fin de compte pas autre chose que des Lidj’ Feesten, n’est-ce pas…), il y a à boire et à manger dans toutes les saveurs du monde…

Seule grosse tête d’affiche electro du festival, il revenait à l’Allemand Paul Kalkbrenner de clôturer l’Open Air vendredi. Et pour dire les choses simplement, ce fut une sacrée déception. Le Berlinois a pourtant un joli passif à son compte. Déjà, il est Berlinois. Ça aide. Ensuite, il a fait ses premières armes sous l’aile protectrice de la grande prêtresse Ellen Allien sur son label Bpitch avant de devenir une star en tenant le rôle principal du film techno Berlin Calling.

Mais voilà, vendredi, la foule a beau être compacte devant l’Open Air, on a eu beaucoup trop souvent l’impression d’être devant un David Guetta se la jouant « Ich Bien Ein Berliner ». Et ça, ça va pas. Du tout. Comme cette manie qu’ont tous les DJ un peu reconnus de chercher le tube radio à tout prix en y posant voix et mélodies putassières. Est-ce vraiment nécessaire? Il est dit que la radio FM ne fait plus les tubes, mais elle dicte pourtant toujours sa loi… Eh, Just say no!

Dans la même veine, on délaissera sans aucun regret le dubstep putassier (« Qui est racoleur et indigne; qui est cabotin »… C’est un mot qu’on va répéter dans cette chronique… – NDR) de Flux Pavillon et la mièvre, horripilante et… putassière EDM de Nero qui a tout de même eu le mérite de nous démontrer comment du sous-Daft Punk peut très rapidement devenir du sous-David Guetta (encore lui!), pour se focaliser sur les DJ set un peu plus sérieux de Bonobo et de Clark.

Le premier, Simon Green de son vrai nom, est un haut dignitaire du label Ninja Tune. Et là où la musique de Bonobo nous a toujours laissée de marbre, avouons-le, son DJ set s’en démarque complètement. Plus dur et varié, plus froid et surtout parfaitement construit. En fait, c’est peut-être et tout simplement une des « prestations » les plus réussies de ces Ardentes à laquelle on a assisté.

Même remarque pour Clark, homme de chez Warp. Son set aux Nuits Botanique avait déçu (ni l’horaire, ni l’endroit), mais ici, au début de la nuit de samedi (2h) dans l’Aquarium, c’était simplement impeccable. Textures glaciales, beats épais, voire menaçants, le Britannique qui traîne ses platines depuis une quinzaine d’années déjà est parvenu à nous emmener, l’air de rien, au pied du Mur. Celui de Game of Thrones, oui. Avec la Garde de Nuit. Alors que l’Hiver arrive… Et l’Hiver va être rude, blanc et magnifique.

DIDIER ZACHARIE

Journaliste lesoir.be

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