L’Iguane vous salue bien !

LIEGE. AUX ARDENTES. IGGY POP EN CONCERT.   Photo Michel Tonneau

Ce samedi aux Ardentes fut rock’n’roll. Normal, il y avait Iggy Pop, les Belgians et les Hives au programme. Mais si vous le voulez bien, on vous raconte d’abord la légende…

A l‘heure où on célèbre les 45 ans de Fun house des Stooges, Iggy Pop a toujours la patate. Certes, boitillant et torse nu « impressionnant »… Si doute il y avait encore (vu les quelques très jeunes filles massées dans les premiers rangs) : l’Iguane a vécu, et il a torturé sa chair. Mais à 68 balais, il en reste peu comme lui pour faire le show à ce point. Le show ou la leçon, chose qu’on écrivait déjà en 2007, lors des débuts de ce blog.

Bref, l’Osterberg a non seulement la peau dure, mais il est aussi du genre malin. Le vieux routard qui sait où il est (ou alors, on a dû le lui rappeler), et qui donne donc au public ce qu’il attend, même flanqué d’un groupe moyen. Iggy déboule avant l’heure avec « No fun ». Et puis il s’amuse : suivent « I wanna be your dog », « The passenger » et « Lust for life ». Ça, tout le monde connaît !

LIEGE. AUX ARDENTES. IGGY POP EN CONCERT.   Photo Michel Tonneau

Du coup, le brasier s’allume illico. Et notre homme est content : entre deux grimaces, un doigt d’honneur aux photographes et une bordée de « motherfucker », il sourit comme s’il avait reçu l’Esprit Saint. Et ça repart de plus belle : « 1969 », et puis « Sister midnight » et « Nightclubbing » pour renouer avec The idiot, son premier album solo. Bienvenue en 1977 ! Iggy a attrapé une chaise, prend des poses lascives, se tripote l’ustensile, introduit la main dans son pantalon.

Bizness as usual diront les anciens à qui on ne la fait plus… Peut-être, mais ils reconnaîtront que la voix tient encore bien la route. Et surtout, que cette setlist n’est pas que celle d’un best of, puisqu’il y glisse, notamment à l’heure des rappels, quelques titres qu’il n’avait plus joués depuis des lunes (« I’m bored » et « Neighborhood threat », notamment). Fin de partie, il est 23h30. Iggy Pop a fait revivre un petit bout de sa légende et s’en va comme un king. « Who the fuck is Nicki Minaj », aurait-il même pu dire, mais non, il préfère juste démolir son pied de micro sur un retour !

Didier Stiers
(Photos Michel Tonneau)

Lire aussi > Iggy Pop, même pas mort (portrait en édition abonnés)

 

 

Didier Stiers

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