Les festivals, cette terre de paradoxes…

LIEGE. AUX ARDENTES. DEUS EN CONCERT.   Photo Michel Tonneau

…ou de choc des générations.

Parfois, en festival, on a beau ne pas être forcément âgé, on a l’impression d’être en décalage total avec l’atmosphère ambiante. Ça se produit devant certains concerts mais aussi parfois dès qu’on met les pieds sur le site.

Aux Ardentes, cette année, c’est le sentiment qu’on a eu notamment devant Nicki Minaj, où on comprend l’idée mais pas forcément l’engouement débordant du public, et surtout devant Rae Sremmurd, baby rappeurs originaires du Mississippi, avec qui la callipyge a d’ailleurs collaboré.

On a incontestablement dû passer à côté de quelque chose car dès les premières notes de No Type ou de No Flex Zone le public s’enflamme. Un peu comme si ce qui était important n’était pas tant la musique mais l’entertainment. En fait, dès qu’on ne fait plus partie de cette génération snapchat/vine/instagram grâce à laquelle Rae Sremmurd a fait son beurre, on a un peu l’impression d’être un ovni en terre hostile.

Artistiquement, on n’est pas convaincu : ça fait danser, certes, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. En plus, le concert se termine un peu en queue de poisson, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi/comment. Ah, les festivals, cette terre de paradoxes…

GAËLLE MOURY

Photo: Michel TONNEAU

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Gaëlle Moury

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