Dour (J2) : la folle puissance des Young Fathers

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Après une première journée tranquille, la folie reprend ses droits à Dour.

En Belgique, c’est tout ou rien. Soit Dour a des airs de patinoire géante, faite de flaques et de boue, soit la chaleur est telle qu’on a l’impression de fondre. Littéralement. En ce deuxième jour de festival, c’est la seconde option qui prévaut… Les maillots de bain sont de sortie et les chapiteaux se transforment en sauna.

Dour, festival musique concert Tokyo Ska Paradise Orchestra 1./LESOIR
Malgré ces conditions pas toujours idéales, les américano-néo-zélandais d’Unknown Mortal Orchestra* livrent l’un des premiers concerts marquants de l’après-midi. La pop psyché du groupe de Ruban Nielson emmène la Petite Maison dans un monde bien particulier. Même l’homme aux mille bracelets est fan et chante avec son micro imaginaire.

Dans un autre style, les Young Fathers poursuivent l’après-midi sous un chapiteau surchauffé. Vainqueurs du dernier Mercury Prize pour leur puissant et riche premier album Dead, les Écossais mélangent habillement hip-hop, soul, folk, musique africaine, trip hop, … Complètement inclassable et passionnant.

Après un premier morceau en forme de réunion spirituelle, ils attaquent le concert de manière frontale, emplie d’une folle puissance.

La musique des Young Fathers, pleine de noirceur, prend aux tripes. Les basses transcendent les corps et les voix sont puissantes, même presque trop parfois. Le trio métissé parait presque fou, voir possédé. On s’en prend plein la tête.

Kayus Bankole (photo de couverture) a une espèce de classe naturelle assez magnétique. Le set est fait de bombes et d’expérimentations sonores, qu’ils concluent par une petite ballade toute innocente. À défaut d’être précis, c’est percutant.

>> Young Fathers, hip-hop underground – Portrait (abonnés) 

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Peu avant 20h, c’est la transhumance de la Last Arena vers la Petite Maison. Alors que le ciel s’assombrit un peu et que certains arrivent à dormir paisiblement dans le fond du chapiteau, l’endroit prend des accents orientaux avec Omar Souleyman. Le Syrien met une ambiance de folie avec ses morceaux simples mais qui donnent furieusement envie de danser. Un regret : des interruptions entre les morceaux un peu plombantes…

La suite, ce sera notamment Mark Ronson, version dj set et une sélection concoctée par Modeselektor

GAËLLE MOURY

Photos: MATHIEU GOLINVAUX

* De retour chez nous mardi au Boomtown de Gand et le 2 novembre à l’AB.

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Gaëlle Moury

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