Dour (J1): déjà un air d’apocalypse

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Dour, clap 27e. Le festival, étendu sur 5 jours cette année pour cause de Mons 2015, a débuté ce mercredi.

En ce mercredi spécial Mons 2015 (appellation sur laquelle on se questionne toujours tant on n’a pas vraiment compris la particularité de la journée), les festivaliers étaient déjà présents en masse. 38.000 personnes ont pris possession du camping dès son ouverture. Au total, le festival attend près de 225.000 personnes sur les cinq jours.

Dès les premières heures, le site a des faux-airs d’apocalypse. Mais c’est aussi un peu pour ça qu’on l’aime. La fine pluie tombée tout au long de la journée a (déjà) fait ressortir les bonnes odeurs de la campagne. Partout, des déchets. “Savent plus s’amuser les jeunes” plaisante un riverain.

Mercredi, l’action se déroulait principalement autour de la Last Arena. En début de soirée, les cuivres de Gallowstreet et les bruxellois de La Smala ouvraient la danse. Sur le coup de 21h30, c’est au tour de Jungle de monter sur scène. Chaque concert du collectif est synonyme d’une légère angoisse tant, sur papier, leur musique a quelque chose d’inédit, de prenant, tant sur scène, elle ne décolle jamais vraiment et manque souvent d’âme. Et bien pour une fois, même si ce n’est pas encore totalement funk, on sent les Anglais plus détendus que d’habitude. Les premiers morceaux n’incitent pas encore la foule à se lever mais on y est presque. Sur Son of a gun, ils se libèrent enfin de la technique. C’est encore un peu trop propre mais ça se rapproche de ce qu’on attend d’eux. Et ça fait du bien!

C’est un sentiment également contrasté qu’on éprouve devant SBTRKT (prononcez “subtract”), projet mené par Aaron Jerome, l’homme au masque. Le set est très propre, bien joué, mais le live n’apporte pas vraiment de dimensions supplémentaire… Le mystère du personnage est intéressant mais sur scène, ça n’explose pas. Dommage.

En fin de soirée, c’est au tour des 2manydjs de prendre possession de la plaine avec l’efficacité qu’on leur connait. Pas fin mais redoutable pour transformer l’endroit en discothèque à ciel ouvert. Et ça ne fait que commencer…

GAËLLE MOURY
Photo MATHIEU GOLINVAUX

Gaëlle Moury

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