Mugwump live : testé et approuvé !

Frontstage - Mugwump

A la sortie d’Unspell, les Inrocks avaient décelé dans ce premier album de Mugwump un esprit « disco déviant ». Une chose est sûre : vendredi au Labo, sur le coup de 16h45, on a beaucoup dévié !

Ils sont quatre, à occuper la scène. Geoffroy (Mugwump) et DC Salas aux consoles, ordis et autres machines, Stephane Fedele à la basse et Raphael Absolonne à la guitare et au chant. Entre parenthèses, ce dernier fait aussi partie de Spookhuisje, projet qui lui aussi vaut plus qu’une oreille. Et donc… ça dévie, entre krautrock, new et dark wave, house, techno… Le beat emporte tout le monde ou presque malgré la chaleur.

« Je dois avouer que c’est parfois paradoxal, me dira Geoffroy, quelques heures plus tard. Je suis un dj « house/techno » qui joue des trucs un peu plus barrés que ceux pour lesquels j’étais connu, qui fait un album qui n’est absolument pas club, et puis qui le réinterprète avec des musicos de manière assez pêche. Donc les cases, c’est difficile. Mais c’est le but, un peu … »

Les cases sont faites pour être explosées, c’est bien connu, même si en 2015, l’exercice est plus difficile que jamais. Ici cependant, c’est un jeu d’enfant. Déviation encore, une reprise de Joy Division, une autre en néerlandais qui nous ramène au début des années 80. La chose s’intitule « Voetbalknieen », est hollandaise, signée Ton Lebbink et… « on la fait un peu à la mode DFA. »

« Même si c’est un live électronique contrôlé par ordinateur et Ableton, il reste très organique. Ce sont des séquences qu’on lance, mais comme on prend beaucoup de plaisir à jouer ensemble, on les fait tourner. » Devant, le  guitariste semble bénéficier de pas mal de liberté. De la place pour l’impro ? « Il n’improvise pas vraiment,  mais il joue chaque fois différemment. Ce n’est pas super strictement mis en place, ce n’est pas un ballet ! Et ça couvre aussi beaucoup d’influences, de musiques qui prônent justement ce genre de comportement… Pour les reprises, il n’y a pas de plan, c’est moins strict que les autres morceaux parce que ceux-là sont des versions de l’album, refaites pour la scène. »

Autre élément bien accrocheur dans cette version live de Mugwump : les visuels. Bouts de films cultes, un peu de Dario Argento (normal, il y a « Giallo » dans la setlist), titrailles clins d’œil prometteuses de cauchemars, kaléidoscopes aux vertus euphorisantes… « Depuis que je compose des morceaux, un artiste visuel demande à faire des clips pour tous mes tracks. C’est un mec (ndlr : Isidoro Rodriguez) qui travaille notamment avec Andrew Weatherall. Là, j’ai fait une compilation, un loop de quatre clips. C’est un patchwork d’images, qui donne bien avec le côté psychédélique du live. »

Dour, festival musique concert Mugwump./LESOIR

Ne vous privez surtout pas ! Après un petit break, Mugwump sera de retour : au Rockerill en septembre dans le cadre des fêtes de Wallonie et à Namur en novembre.

Didier Stiers

 

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