De l’électro et Big Brother

Frontstage - Main Stage

Les organisateurs de Tomorrowland veillent sur la petite santé des festivaliers. Ici à Boom, c’est techno sur scène et technologie en coulisse…

Samedi, jour deux, un coup d’œil à l’extérieur : il pleut, le vent souffle en rafales, bref, le genre de météo pas très festive qui donne fort peu envie de se coller du fluo partout ! Résultat : dans son dj booth sur la main stage, le moustachu (mais qu’est-ce que c’est que cette moustache ?), le moustachu Martin Solveig a l’air un peu perdu, face à une poignée de courageux qui ont bravé les éléments.

Ah, ça change de hier, ce gris. Ce crachin tout froid ! Et ça change de cette atmosphère pleine de love qui prévalait il y a quelques heures à peine. J’ai vu les photos : un festivalier philippin a profité du set d’Alesso sur la scène principale pour demander la main de sa dulcinée. En public, avec la bagouze, le genou par terre et tout…

Frontstage - Public

Une atmosphère pleine de love, et puis aussi pleine de feelgood. Ici, c’est tolérance zéro pour la drogue (François De Brigode likes that) : la règle veut que les personnes contrôlées en possession de substances se voient retirer leur bracelet d’accès à Tomorrowland. Vendredi, c’était déjà le cas pour 37 festivaliers.

Donc, il flotte… Et donc on ouvre son petit guide de survie en milieu hostile, histoire de se trouver un truc bien à faire sans risquer la noyade. Direction le tout petit chapiteau, disons même plutôt la grande tonnelle, à l’effigie du Café d’Anvers. Aujourd’hui, elle est réservée au label allemand Cocoon, le label lancé par Sven Väth voilà 15 ans. L’intérêt ? Eh bien, c’est vinyl only ! Clés usb proscrites, rien que de la bonne vieille plaque des familles, des paires de mains et d’oreilles qui savent y faire !

Frontstage - Cocoon

Seth Troxler en termine. Plus tard dans la journée, Josh Wink (vous vous souvenez de « Don’t Laugh », en 95 ?), Maceo Plex ou encore Sven Väth lui-même, le godfather de la techno et de la trance allemandes, se retrouveront aux platines. Ce dernier, le temps d’un set de trois heures ! Là, on reste dans le teuton : pour l’instant, c’est Dana Ruh qui s’y colle. La Berlinoise, qui a signé sur Ostgut Ton (Len Faki, Terence Fixmer, Marcel Dettmann, Planetary Assault Systems…) et joue souvent au Visionare, un bar/club de Kreuzberg, pratique une techno classique mais suffisamment hypnotique pour faire passer cette foutue météo.

Frontstage - ECC

A propos de météo… Celle-ci est scrutée en temps réel à l’ECC, l’Event Control Center installé par les organisateurs histoire de prévenir tout pépin, voire incident. En réalité, tout ou presque est surveillé, depuis ce centre névralgique : les mouvements des festivaliers, par caméras interposées, la densité de la foule en tout point du site, son comportement sous les chapiteaux… Le volume au niveau de chaque scène est affiché et contrôlé ici aussi ; eh non, ce n’est pas laissé aux bons soins du dj, ce sauvage ! Un journal de bord où le moindre événement est recensé est également affiché face aux opérateurs. Certains traitent des problèmes relatifs aux secours, d’autres s’occupent de ce qui a trait à l’alimentation des visiteurs, d’autres encore à tout ce qui touche aux cartes rechargeables qui servent ici de porte-monnaie… Big Brother, comme disait l’autre, mais en même temps, ça peut avoir son utilité…

Didier Stiers

Didier Stiers

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