« Une expérience plutôt qu’un festival »

Frontstage - DC Salas - 1

Pour Diego Cortez Salas, mixer ce dimanche à Tomorrowland sous la bannière Format T en fut une, d’expérience. Une vraie. Tout autre chose que se produire à Dour, fut-ce seul à l’Elektropedia ou avec Geoffroy Mugwump !

« Il y a des gens qui prennent ça au premier degré. C’est dommage d’ailleurs. Mais je crois que c’est le royaume du premier degré. Personne ne vit le truc au deuxième degré… », résumait DC un peu plus tard dans l’après-midi. Sans cracher dans la soupe pour autant…

Frontstage - DC Salas - 2

Qu’est-ce que ça t’apporte alors de jouer dans un endroit pareil ?

Peut-être de la visibilité. Une certaine crédibilité, par rapport à un public qui n’est pas forcément le mien au départ mais qui pourrait justement commencer à s’intéresser à une musique plus qualitative peut-être, je n’en sais rien. Et puis, pour moi, c’est aussi une expérience ! Je n’étais jamais venu, donc allons-y, voyons ce que ce royaume de Melodia représente pour les gens…

Tu y as un peu trouvé ton compte à un moment, à un endroit ?

Pendant deux heures peut-être, devant Seth Troxler, hier, sur la scène Cocoon. Il a fait un très chouette set aux vinyles. Je l’avais vu la veille aussi, super cool en back to back avec Mark Farina. On était 40, jusqu’à la fin, et puis il est venu dans le public pour remercier…  Mais le lendemain, c’était encore mieux, tout seul, … Après, j’avoue que je n’ai pas trop compris où j’étais. Enfin, au niveau musical et culturel, je ne trouvais pas ma place. Au niveau de l’expérience, je comprends que les gens puissent s’amuser. Au final, je me dis que Tomorrowland n’est pas un festival musical ou culturel, c’est une expérience. C’est vraiment Disney, pas dans le sens péjoratif du terme, mais dans le sens « attractions ».

Tu te présenterais comment, ici à ceux qui ne te connaissent pas ?

Je suis un jeune dj et producteur bruxellois de 27 ans. Je ne sais pas comment qualifier ma musique, mais je fais de la musique plutôt électronique depuis une petite dizaine d’années maintenant. Et je fais aussi pas mal de musique avec Geoffroy Mugwump. Ce sont les projets qui m’occupent le plus pour le moment. Je suis un petit Bruxellois… J’aime toujours le préciser parce qu’au final, nous avons quand même du mal à être identifiés, quand on parle de la scène bruxelloise. On croit qu’à Bruxelles, il ne se passe rien, alors que nous sommes quand même quelques-uns à être là.

En termes de musique électronique ?

Oui… Je trouve qu’il faut quand même revendiquer le fait qu’il y ait une scène bruxelloise, et qui se crée de plus en plus. J’ai pas mal de potes, comme Haring, comme le groupe Ulysse : ce sont vraiment des amis, et même si on ne fait pas la même musique électronique, on a des bases identiques. Mais… il y a une scène électronique plutôt jeune qui se crée, ce qui était peut-être moins le cas avant.

La suite ?

Mon ep est terminé, il sortira en septembre ou en octobre sur mon label, Biologic Records. Avec Mugwump, il y aura un ep en septembre. Et puis, je vais me poser un peu, parce que je commence à écrire mon album. Comme j’ai un job à plein temps la semaine, je dois essayer de préserver ces précieux week-ends pour pouvoir vraiment avancer dans l’écriture de ce disque.

Didier Stiers

 

Didier Stiers

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