A Esperanzah!, rap et reggae avant le week-end

Mathieu Golinvaux

Des parkings qui s’étirent sur des kilomètres le long de la RN 90, des files qui s’allongent devant les caisses où acheter ses précieux tickets boisson – ne pas oublier la caution d’un ticket pour le gobelet récupérable–, et puis le cheminement tout en pente qui mène de la scène Côté Cour à celle Côté Jardin: il n’y a pas à dire, mais Esperanzah!, ça se mérite! Un peu comme si les organisateurs voulaient traduire, dans le physique des festivaliers, que cet autre monde pour lequel ils plaident ne se construira pas quoi qu’il arrive sans effort!

L’an dernier, Esperanzah! rallongeait exceptionnellement les festivités d’un jour pour accueillir Manu Chao. Retour aux traditionnels trois jours pour cette édition 2015, point d’ex-Mano Negra au programme, mais bel et bien Doctor Krapula. Comme le précise le programme: «Un groupe à l’énergie révolutionnaire, sur les traces de Manu Chao». Voilà qui est dit, ce n’est pas tout à fait faux, mais pour l’heure, ces Colombiens engagés évoluent plutôt dans la veine ska/rock festif…

Festif, c’est aussi l’adjectif qui convient à Atomic Spliff. Qui remplace au pied levé mais non sans plaisir ces dames d’Ibeyi. Ce qui vaut au groupe la scène Côté Jardin, alors que le genre pratiqué par ces Liégeois les destinait plutôt au bas du site de l’abbaye, Côté Cour… Ici au bout des deux lacets pavés, le public est quelque peu plus familial, et le mix de reggae, ragga et rub’a’dub qu’ils proposent n’est pas automatiquement atomique pour tout le monde. C’est du moins ce qu’on se dit au vu de quelques regards dubitatifs croisés à droite et à gauche.

Les têtes d’affiche de ce vendredi s’appellent Alpha Blondy, programmé sur le coup de 22h (Côté Jardin), et Starflam, qui montera sur scène (Côté Cour) à 23h45… Du reggae engagé et du rap qui préfère les messages au bling bling : on renouera très vite avec la philosophie des organisateurs, en ce premier jour d’Esperanzah!

Les absents se consoleront avec Kult, le mini journal riche en feedbacks paraissant en version papier sur le site et en pdf sur le web. Le public suit, en tout cas: les tickets un jour pour le dimanche ont tous été vendus, en prévente comme sur place (inutile donc de faire le déplacement «au cas où», il n’y en aura donc pas en vente à l’entrée du festival). Les combis 3 jours, les pass camping et les tickets un jour pour le samedi étaient déjà épuisés: peut-on démarrer sous de meilleurs auspices?

Didier Stiers

Didier Stiers

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