Moaning Cities : moitié dedans, moitié ovni

Frontstage - Moaning - 1

Samedi, 14h30, scène Côté Cour. Le groupe construit son concert comme une lente montée. Quand le sitar s’en va, le ton devient très rock…

Le Moaning Cities rencontré à la sortie de son premier album, Pathways through the sail, n’est plus tout à fait le même aujourd’hui. Valérian (voix, guitare), Juliette (chant, basse) et Tim (guitare, sitar) sont désormais accompagnés à la batterie par Melissa. « Je pense qu’il y a beaucoup plus de liberté sur scène, commente Tim, en fin d’après-midi. C’est du moins ce que je ressens avec Mel : cette étincelle de folie qui peut surgir, et qui est peut-être amenée à surgir plus souvent, désormais. Et puis, nous sommes passés de trois à deux guitares : ça crée plus d’espace, et ça nous laisse plus de liberté dans le son. »

Une chose est sûre : les influences sixties/seventies sont toujours bien là, le psychédélisme intense aussi. Quand le sitar est rangé sur le côté, au bout de trois titres, le ton se fait progressivement plus rock. Plus dur. Les quatre Bruxellois, eux, semblent s’amuser comme jamais.

Frontstage - Moaning - 2

Moaning Cities à Esperanzah!, ça a du sens ? « Je pense que oui, justifie Valérian, par rapport à l’affiche assez ouverte, assez éclectique. Elle est clairement orientée musiques du monde, mais je pense que nous avons un pied là-dedans aussi : avec le sitar, mais aussi au travers de la musique que nous écoutons, des rythmes que nous utilisons… Bien sûr, par le son assez rock du projet, nous sommes un peu des ovnis. Mais les gens ont bien réagi, ce qui veut dire que nous pouvons aller jouer sur d’autres scènes, devant d’autres publics. » Quant au positionnement du festival ? « Les idées qu’ils proposent, leur philosophie, l’engagement écologique et citoyen du festoche, personnellement, ça me parle aussi. Et ça peut se retrouver dans nos textes. »

La suite ? D’autres concerts, un album pour 2016. Le groupe écrit… Trois nouveaux morceaux ont d’ailleurs été joués ce samedi. Des titres, pour éclairer notre lanterne ? « Les titres ne sont pas encore établis, répond Valérian. Il y en a un qui pourrait s’appeler « Daggers », qu’on chante à deux avec Juju, qui est un peu plus downtempo. Le troisième morceau du set d’aujourd’hui, aussi avec du sitar mais plus funk rock est nouveau mais n’a pas encore de titre non plus. Et même chose pour le morceau de fin de set, assez énergique et dansant… Il y est question de tituber en ville en pyjama. Ou sans pyjama. »

Didier Stiers

 

 

Didier Stiers

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