De Liège à Charleroi via Esperanzah!

Frontstage - Starflam 1

Vendredi Starflam, samedi Mochelan. Cité Ardente contre Charlyking : à Floreffe, on aime les matches entre rappeurs qui représentent. Mais soyons de bon compte : pour l’occasion, tout le monde a gagné !

Si encore, ils faisaient exactement la même chose, mais non. Certes, la base est la même, c’est leur culture hip hop. L’expression est par contre un peu différente : les Liégeois de Starflam travaillent avec leur dj qui scratche et qui sample, les Carolos de Mochelan Zoku avec un batteur, un bassiste et un claviériste. Les premiers ont écrit quelques belles pages du rap belge des années 2000 et viennent de reprendre la plume. Le second (Mochélan tout court, donc) se taille avec elle un chemin dans une écriture plus littéraire mais pas moins dénuée de sens.

Vendredi soir, Starflam poursuivait sa tournée estivale en occupant la scène Côté Cour. Public très en nombre (c’est noir de monde, en fait), les backings sur « Amnésie internationale » et « Ils ne savent pas » (Kiu Jerome, me souffle-t-on dans l’oreillette) font mouche. « La sonora » colle à la touche « exotique » des affiches habituellement proposées à Esperanzah! Les garçons sont concernés : Kaer est le parrain de la campagne du CNCD 11.11.11, le plus gros partenaire associatif du festival, qui milite ici pour plus de protection sociale.

Frontstage - Starflam 2

Samedi, dans la cour où a été montée la scène Découverte (la scène Côté Cour, elle, est plus bas, vous suivez ?), Mochélan, short et baskets (ça change du costard des Nuits Botanique) assume à l’énergie mais avec un max d’humour. « On reste actif », « Lâcher prise », « Image à la pluie » (extrait du deuxième album portant le même titre) : le flow et le phrasé qui caractérisent le garçon sont toujours aussi clairs, précis, percutants. Les fans sont tout devant, qui dansent sur les beats et rajoutant à l’ambiance bon enfant. Cette scène Découverte est réduite, mais c’est tant mieux pour la proximité !

Frontstage - Mochélan

L’ancien lauréat du concours Musique à la Française et de la Biennale de la Chanson Française cause un peu de Charleroi, mais plus autant que dans « Ma ville ». On aimerait bien la réentendre de temps en temps, celle-là. Foin de lamentations quand même : « Le taf est frais ». Et bien fait !

Didier Stiers
(Photos Starflam : Mathieu Golinvaux)

 

 

Didier Stiers

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2 commentaires

  1. Yann

    7 août 2015 à 10 h 16 min

    Bonjour, tout à fait d’accord avec vous pour Starflam, d’une efficacité redoutable! :) …..et toujours dans votre oreillette ;) , pour Kiu Jérôme (entre autres chanteuse de Marc Moulin), voir aussi: https://www.youtube.com/watch?v=VHxVLvH4PDI

    et à suivre…

    Bonne journée

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