Un dimanche soir pas si traditionnel au BSF

_TPY0723.jpg-G6E51EEST.1

Nicola Testa et Soldout se sont partagés la salle de La Madeleine.

C’est désormais armé de son traditionnel gobelet en plastique réutilisable et d’un traditionnel plat de pâtes au pesto dans le ventre (pourquoi est-ce que je me fais avoir chaque année?) que le festivalier lamba a affronté la soirée de dimanche au BSF.

Question tradition, ça fait tout drôle un premier week-end de festival avec une Place des Palais vide de chez vide, la grande scène n’étant réquisitionnée qu’à la fin. C’est que l’action se passe bien plus bas, au Mont des Arts ou dans la salle de La Madeleine.

Direction cette dernière pour une soirée dédiée à l’electro. Voilà justement Nicola Testa qui entre en piste. “Oh mais il est tout petit, on ne le voit même pas.“, s’exclame une femme dans le public. Pour sa défense, la scène est basse, ce qui permet à une ambiance des plus intimes de s’installer. On ne touche pas encore au sublime de l’AB mais quand le chanteur lance un grand “Ça va Bruxelles? ” à la volée, on a presque envie de donner une réponse honnête au lieu de la formule toute faite.

 

_TPY0534.jpg-G6E51EE0V.1

Il faut dire que le Bruxellois est comme à la maison au BSF, il avait même invité quelques copains dans le public. Aidé d’une petite chemise blanche à la BHL (le talent en plus), il venait présenter son premier album, No More Rainbows. Au programme, un mélange de sons carrément robotiques contrebalancés par d’autres plus organiques, avec notamment une attention toute particulière pour les percussions. Cells, Sour, Rainbows, le chanteur enchaîne les morceaux comme les pas de danse. Une longue acclamation de la salle ponctue sa prestation. 

L’ambiance ne retombe pas quand arrive Soldout. “C’est notre dernier concert avant de nous enfermer chez nous pour écrire“, explique le duo visiblement en grande forme et qui se ménage de longues plages sans chant. On se retrouve subitement dans une atmosphère digne d’une (bonne) boite de nuit à 3h du mat’ un samedi. Sauf qu’on est dimanche et qu’il n’est même pas 23h.  ”Je vous rappelle que c’est filmé, alors il faut danser” ordonne Charlotte, lunettes de soleil vissées sur le nez et paillettes plein les cheveux, sur I don’t want to have sex with you. Comme si la précision était nécessaire…

A la sortie, toujours pas de répit pour nos oreilles. “After-party au BIP“, hurle quelqu’un dans la foule. Pour le traditionnel dimanche soir pantoufles et petite laine, on repassera.

 

Camille Wernaers

Photos : Pierre-Yves Thienpont


commenter par facebook

2 commentaires

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>