Notre bilan du BSF à mi-parcours

BRUXELLES BSF, Ambiance, coucher de soleil, PHOTO: Hatim KAGHAT

Ça y est, le BSF a envahi la Place des Palais pour les cinq derniers jours du festival. Cette année, les organisateurs ont changé de stratégie en gardant les têtes d’affiche pour la fin. L’arrivée de cette troisième scène va ajouter un peu de piment dans le programme. Avant d’entamer les choses sérieuses, un bilan des cinq premiers jours.

On a aimé

Charlie Winston . S’il n’y a qu’un concert à retenir sur ces cinq jours, c’est bien celui du «hobo» anglais. Lui s’est déchaîné sur la scène jusqu’à en perdre son chapeau. Plus de 8.000 personnes s’étaient déplacées pour le voir vendredi dernier. Plutôt à l’aise avec sa guitare jusque dans ses mouvements de danse, le chanteur a séduit même les plus réticents. Durant son rappel de trois quarts d’heure, il a invité son ami Saule à la rejoindre pour leur duo «Dusty Men».

Vincent Liben. Après être passé par la même scène avec le groupe Mud Flow en début de festival, Vincent Liben s’est emparé de la Madeleine ce mardi pour y présenter son nouvel album solo, Animalé. Entre textes poétiques, longues envolées de piano et arrangements très rock, le public ne savait plus très bien où donner des pieds. Et le chanteur d’expliquer: «J’étais triste, elle était partie, j’ai écrit ce morceau… elle est revenue» avant de se lancer dans «Le Refuge». On la comprend.

Les afters électros. Les organisateurs ont eu la bonne idée de transformer la salle de la Madeleine en boîte de nuit le week-end. Le vendredi soir et le samedi soir après le dernier concert, les lumières changent et un DJ prend place devant sa table de mixage au-dessus de la scène. Avant les afters, c’était uniquement au BIP, un peu plus haut et surtout beaucoup plus petit. Ici c’est pour 900 personnes. «C’est vraiment ce qui manquait au festival,» constate un clubber égaré. Rendez-vous pour le prochain vendredi soir.

Le film gratuit Place du musée . Un classique du cinéma hollywoodien chaque soir en plein air à partir de 20h30. Il n’y a pas besoin de ticket pour rentrer dans cet espace familial. Le bon plan pour ceux qui veulent se poser tranquille entre deux concerts. Au programme pour la fin du festival Searching for sugar man, Hair, Grease et Fame.

On regrette

Une trop petite Madeleine. Il y a les festivaliers heureux et puis il y a les autres. Certains soirs, la salle de la Madeleine atteint sa capacité limite de 800 personnes et les vigiles en bloquent l’accès. Dans la (longue) file à l’entrée, les réactions alternent entre humour et colère. «Ah, le concert est Soldout?» s’esclaffe quelqu’un en référence au groupe du même nom qui se produit à ce moment-là dans la petite salle. «J’ai acheté mon ticket uniquement pour les voir» déplore une festivalière restée sur le carreau. Mais que fait Proust?

Certains détails pratiques . Organiser un festival en ville, ce n’est jamais évident. Il y a donc forcément quelques ratés: des sorties qui n’en sont pas, des détours inutiles pour passer d’une scène à l’autre… Ah et des toilettes payantes, pas forcément la meilleure des idées pour garder la ville propre.

Une programmation un peu trop obscure . C’est sans doute ce que l’on regrette le plus: cette année, la programmation du BSF est parfois… mystérieuse. Pour ce genre de festival et son public plus familial, on aurait aimé quelques têtes affiches plus populaires avec, pourquoi pas, une vraie scène découverte et alternative. On aurait par contre moins misé sur l’accent hollandais de Rosbeef (une ballade en néerlandais, ça a quand même vachement moins de charme, non?).

Photo: Hatim Kaghat


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