And the winner is… Limp Bizkit!

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Bon ben voilà. On désespérait un peu de voir un concert digne ce nom, qui nous fasse la journée, qu’on soit pas venu pour rien. Et ce fut donc, o surprise !, Limp Bizkit!

Surprise ? Pas si sûr, à y réfléchir… Il y a quinze ans, la bande à Fred Durst et toute la vague nu metal avaient comme idée de rapprocher le rock du rap. Succès foudroyant, notamment chez les kets de 15-18 ans. Depuis quelques années, c’est le rap qui se rapproche de la formule rock, en abandonnant la vieille école MC/DJ pour opter pour un vrai groupe en live. Le crossover des deux côtés. Du coup, il se pourrait bien qu’on assiste dans les prochaines années à un revival nu metal…

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En tout cas, Limp Bizkit a mis un sacré boxon sur la grande scène alors que le soleil se couchait. Et Dieu sait si le public était chaud! Voir de loin toute la plaine jumper comme une personne dès les premiers titres remet les choses à leur place. C’est que ces kets qui avaient quinze ans en 2000, au plus haut de la vague nu metal, en ont maintenant trente. Ce sont eux qui traînent le plus en festivals et dans les concerts. Et force est de constater qu’ils ont un bon, un très bon souvenir de Limp Bizkit!…

Et en même temps, il faut bien avouer: le groupe assure. Fred Durst, casquette-barbe de quadra-parka, joue la connexion à fond. Il a les yeux rivés sur la foule, voit les visages, lit les pancartes, discute, remercie qu’on ait pensé à son anniversaire (oui, c’est son annif, au Fred, 45 ans tout rond), va serrer des pinces, proche de son peuple qu’il est. Si bien que lorsqu’il demande un circle pit dès le troisième titre, il ne doit pas se répéter. Plus tard, il fait monter la gent féminine sur scène. TOUTE la gent féminine !  Et les filles accourent… Toujours bon copain, le Fred. Toujours ce style de jean-foutre prêt pour un bonne déconne. « Don’t take life too seriously », qu’il lance. Voilà. Pas plus, pas mieux.

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Derrière, le groupe envoie la sauce au taquet. Mené par le guitariste Wes Borland, toujours en déguisement de type Halloween du plus bel effet, la section rythmique groove joliment avant de balancer du high voltage sur les refrains. Et là, le son, ce gros son qui manquait aux Dropkick et qui  manque terriblement au rock ces derniers temps terrasse la plaine jusqu’aux fritkots ! C’est bulldozer! Tranquilles, sans prise de tête.

Alors oui, certes, de fait, la formule est éculée, répétée jusqu’à plus soif, c’est un peu creux, ça fanfaronne pas mal et le Fred en remet trois tonnes dans la nonchalance et le va-t’en-que-j’te-pousse. Mais y a pas à dire, c’est foutrement efficace ! Et en festival, ça reste le principal.

Voilà. On dirait bien qu’on a notre concert du premier jour… Limp Bizkit. Encore une qu’on n’avait pas vu venir… Prêts pour un retour du nu metal?

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DIDIER ZACHARIE
Photos MATHIEU GOLINVAUX

Journaliste lesoir.be

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