Black Box Revelation adopte la vitesse de croisière

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L’électrique duo belge publie «Highway cruise», un quatrième album très cool et plus soul enregistré à New York City
Jan Paternoster (chant et guitares) et Dries Van Dijck (batterie) rentrent à peine du Danemark où Black Box Revelation s’offre le luxe d’ouvrir pour ce vieux briscard de Seasick Steve lorsqu’on les retrouve en cette après-midi de la fin septembre ensoleillée à une terrasse bruxelloise.

Depuis 2011 et votre album «My perception», vous avez énormément tourné aux États-Unis. Pour un groupe aux racines américaines mais pas que, vous avez l’impression de faire partie du club en sillonnant le pays comme vous l’avez fait?

Jan Paternoster: On y avait déjà joué avant la sortie du disque. Toutes les six semaines, on faisait 10.000 kilomètres et on se réveillait quelque part au pied d’une pompe à essence en se rendant compte qu’on y était déjà venu. Tourner aux États-Unis demande beaucoup de travail. C’est plus facile d’atteindre de nouveaux territoires en Europe. Aux États-Unis, tu fais 5.000 kilomètres et les gens parlent toujours la même langue. C’est la même chose, sauf l’accent. En Europe, j’aime bien faire 200 kilomètres et entendre une autre langue. On a une foule d’anecdotes. À Atlanta, par exemple, nous avons joué pour un seul mec, c’était un Français défoncé. C’est le seul concert de l’histoire du groupe où nous avons joué pour un public moins nombreux que nous deux sur scène. Blague à part, à chaque fois les réactions étaient positives. Les gens sont assez sciés de voir débarquer un groupe de si loin alors que la majorité est incapable de situer la Belgique sur une carte. Avec Jane’s Addiction, nous jouions dans des salles de 2.000 à 3.000 personnes. Seuls, on jouait dans des bars. Ce pays a vraiment la culture de bars. Tu viens boire des coups avec tes amis et tu découvres un groupe en concert.

Dries Van Dijck: Les gens aux States sont quand même des grands dingues de musique. Ils sont super-ouverts et toujours chauds à découvrir des groupes qui viennent d’ailleurs. Plus qu’en Angleterre, par exemple, où c’est un peu plus conservateur.

Qu’avez-vous fait entre la fin de la tournée précédente et l’enregistrement de ce nouveau disque pour vous réoxygéner?

J.P. J’ai réparé des bicyclettes histoire d’apprendre quelque chose et j’ai aussi fait de l’huile d’olive en Italie avec des amis. Je suis parti en stop et je suis revenu avec ma bouteille personnelle d’huile d’olive.

D.V.D. J’ai repris des leçons de batterie. J’avais besoin d’une espèce de remise à nouveau. J’ai toujours soif d’apprendre des nouvelles choses. C’était très relax en fait mais ça m’a fait un bien fou.

Du coup, qui appelle l’autre pour écrire un nouvel album?

J.P.Petit à petit, on a commencé à jammer et pendant plusieurs mois, on a joué sans même penser que tout cela allait déboucher sur un nouvel album. Six mois plus tard, nous partions au studio Black Box, en Bretagne, où les Last Shadow Puppets ont enregistré leur disque.

Au bout du compte, vous partez pour New York, enregistrez avec Thomas Brenneck, membre des Dap-Kings de Sharon Jones et producteur de Charles Bradley. pour un album très soul…

J.P.: On voulait expérimenter les voix. Essayer des choses avec une chorale gospel… Et nous voilà parti pour le Queens et le studio de Thomas pour un enregistrement très relax, en fait.

Notre critique * * et l’écoute intégrale sur Deezer.


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