Bedankt, Evil Superstars !

Evil - 1 - Def

Les Limbourgeois jouaient ce mercredi à Liège. Pour le plaisir. Surtout pour le plaisir !

« Pourvu que ces retrouvailles ne soient pas un one shot », écrivais-je cet été à l’occasion de la venue du groupe au Pukkelpop. Eh ben là, c’est un peu comme si j’avais été exaucé : en guise d’échauffement avant son passage par Courtrai (Sonic City, ce jeudi soir) et Le Guess Who? à Utrecht demain, la bande à Mauro faisait halte en Outremeuse.

Mais quel contraste avec sa venue le 22 août dernier à Kiewit ! La configuration des lieux – la cafétéria du théâtre du Trianon, certes pratique quand il faut aller au ravito – oblige à faire abstraction de l’écran de projection sur lequel les images ajoutaient pas mal à l’atmosphère un peu dingo et torride de leur prestation de l’époque.

Evil - 2 - Def

Quant à attendre d’une cafétéria qu’elle soit propice à une sonorisation au poil, bon… Voilà quoi… Dommage pour les nuances qu’Evil Superstars apporte dans ses compos, ce soir : même s‘il y a eu un soundcheck préalable, c’est rock’n’roll dans tous les sens du terme. D’un autre côté, il n’y a pas à se plaindre : avoir ces Limbourgeois sous le nez, voir de près ce qu’ils font, ce qu’ils sont est un plaisir qui ne se refuse pas !

Et même quand la technique finit par lâcher tout le monde au deux-tiers du set, dites ! Panne de courant ? Pas grave, Mauro et Tim se lancent dans une version a capella de « Bohemian rhapsody », et tout le monde se marre.

Evil - 3 - Def

« Good news for women », et pour les autres aussi mais surtout pour une blondinette du premier rang, venue de France et « qui a pris sa journée de congé exprès pour », les gens de JauneOrange et du CU Festival qui accueillaient tout ce petit monde disposaient d’un tournevis ! Et tout finit par rentrer dans l’ordre. Lisez : à fond, avec un envahissement de scène de bon aloi, un Tim Vanhamel toujours remuant qui démonte une plaque du faux-plafond à coups de manche de guitare, un « Dark age disco » bien trempé et, en rappel, le classique « Sad sad planet ».

Ajoutez à cette partie de plaisir deux « openers » : Kim And The Created, straight outta Los Angeles, entre grunge de base, garage parfumé au spandex et Cramps dont ces remuants-là – enfin, surtout la Kim -, reprennent d’ailleurs le « Garbageman », et The K, qui termine son concert – batterie incluse – au beau milieu du public. La recette d’une bonne petite soirée, entre fun et culture. Parce que c’est important, la culture, ces temps-ci !

Didier Stiers
La setlist :

Evil - Setlist

 

Didier Stiers

commenter par facebook

1 commentaire

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>