Il n’y a pas d’âge pour Paul McCartney

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L’une des deux voix des Beatles était en tête d’affiche de Rock Werchter ce jeudi.

Il est à peine 21 heures que les fans de l’une des deux voix des Beatles se pressent déjà au pied de la scène. Un public qui brasse large pendant que New Order tabasse sévère au Barn devant des aficionados extatiques. « La première cassette que j’ai reçue de ma marraine, c’est celle des Beatles. La compilation rouge. J’avais huit ans », confie notre voisin pendant qu’une bande de potes martèle des « Thibaut Courtois ! Thibaut Courtois ! » A tout bout de champ. Juste devant nous un gamin d’à peine 20 ans, t-shirt « A l’aise ket ! » est, comment dire, bouillant. Joli cadeau des organisateurs que proposer l’un des patrons, l’un des derniers, sur son podium. Alors que « Paulo », pour les intimes » devrait déjà être sur scène, la sono diffuse ses tubes dans des versions dance un peu cheap. Reste que la tension monte quand même d’un cran. On n’ira pas jusqu’à dire que l’air se fait rare mais lorsque Sir Paul McCartney déboule avec un quart d’heure de retard, l’émotion est palpable. « A l’aise ket ! » manque de tourner de l’œil et nos voisins ne se sentent plus de joie lorsque résonne le « Hard day’s night » des glorieuses années.

Très vite, McCartney, après avoir souhaité une bonne soirée en français et en néerlandais, annonce la couleur de la soirée. « Nous allons vous jouer des vieilles chansons, des plus récentes et d’autres du milieu ».

Comme de juste, le répertoire de plus de deux heures balaie une carrière commencée à Liverpool il y a plus d’un demi-siècle. Sourire canaille, regard de garnement, l’homme prend toujours un immense plaisir à partager un héritage gorgé de pépites. Dans la plaine, certains n’en ont pas grand-chose à cirer préférant refaire le monde autour d’une volée de « pintjes ». Il faudra un bon trois quarts d’heure pour que le public commence à donner de la voix et que notre homme qui alterne basse et guitare pour mesurer combien les quoi, les cinquante ou soixante mille personnes, exultent sur les paroles de « Love me do » transformant la moitié de la plaine en karaoké géant.

Si le son reste forcément moins percutant qu’en salle – le début du show était un peu mou – et que l’artiste a parfois la voix (logique) bien en deçà de ce qu’on entend sur disques et que son set acoustique est moins fédérateur que, au hasard, « Band of the run », les minots présents ont touché de pas loin la légende. Leurs parents peuvent être fiers de cette transmission d’un des plus beaux héritages de la pop moderne.

PHILIPPE MANCHE
Photo: MATHIEU GOLINVAUX

SETLIST

A Hard Day’s Night/ Can’t Buy Me Love/ Letting Go/ Let Me Roll It/ I’ve Got a Feeling/ My Valentine/ Nineteen Hundred and Eighty-Five/ Maybe I’m Amazed/ We Can Work It Out/ In Spite of All the Danger/ Love Me Do/ Blackbird/ Here Today/ New/ Lady Madonna/ FourFiveSeconds/ Eleanor Rigby/ Being for the Benefit of Mr. Kite!/ Something/ Ob-La-Di, Ob-La-Da/ Back in the U.S.S.R./ Let It Be/ Live and Let Die/ Hey Jude/ Encore: Hi, Hi, Hi/ Birthday/ Golden Slumbers/ Carry That Weight/ The End


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