La Muerte, c’est que du bonheur (ou presque)

Frontstage - La Muerte - © Danny Willems

Les Bruxellois terminent 2016 comme ils ont entamé 2015 : sur scène. Trois concerts sont au programme de ce week-end et de la semaine qui vient. Petit retour sur un… retour pour le moins « serein ».

En mars 2015, La Muerte remontait sur scène, vingt ans après avoir retiré la clé de contact. Depuis, tout a été très vite pour les Bruxellois, « the loudest product made in Belgium since 1984 » : concerts et festivals (Dour, Lokerse Feesten, Roadburn, Nuits Bota, BSF , Graspop, Lokerse Feesten…) se sont succédés, unlive a vu le jour (Evil), suivi cette année par un ep 3 titres (Murder machine) aux petits oignons.

Imaginez des mecs qui, à l’heure d’écrire de nouveaux morceaux, se rappellent que la dernière fois qu’ils ont enregistré ensemble, c’était en… 1991 ! Il n’y avait même pas Internet, juste la télé couleur, dixit DeeJ ! « Ben, ça marche, nous disait Marc Du Marais en mai dernier avant de monter sur la scène des Nuits. Mais on est bien entouré, ça aide ! » Et quand on sait que La Muerte avait plus de morceaux en chantier que les trois sortis sur l’ep, on n’est pas prêt de ne plus entendre le groupe !

Son guitariste n’avait plus joué pendant vingt ans… « Cette discipline s’était évaporée. Il a fallu tout réapprendre, mais c’est revenu très vite : les automatismes scéniques, les attitudes, la façon de tirer sur les cordes et de jouer avec les sons, tous les tics, tout ce qui fait que je suis un peu un guitariste « différent ». Et pour les nouveaux morceaux, malgré l’angoisse du début, là aussi tout est venu très naturellement. »

Dans ce processus, hier comme aujourd’hui, Marc arrive le dernier, avec ses textes. « Je me suis replongé dans du bon vieux James Ellroy pour trouver l’inspiration. Les vieux… Mais ça me faisait plaisir de les relire. » Les sensations sont, elles, restées les mêmes. DeeJ : « Pour tous nos albums, c’est toujours Marc et moi qui avons travaillé les voix à deux. Moi, je parvenais à lui dire d’essayer plutôt ça ou ça, personne d’autre… Rien n’a changé, on arrive toujours le faire. C’est comme un vieux couple ! » Dont l’autre moitié précise : « C’est vrai que je ne suis pas le champion du monde pour faire 10.000 prises »

Pour pas mal de fans et de connaisseurs, La Muerte présente actuellement le meilleur line-up de son histoire. « Nombre de gens disent qu’on n’a jamais été aussi fort, alors que vu nos âges, on devrait être un peu « sur le retour. » Ça fait plaisir au guitariste… Pas de pression donc dans cette deuxième vie, pas de prise de tête. « Tout ce qui vient, c’est que du bonheur, enfin, du positif. On a un label qui est derrière nous, qui est d’accord avec tout ce qu’on a envie de faire. C’est quand même un luxe en 2016 ! Et j’aime bien ça, ça me rappelle la belle époque ! »

Didier Stiers

En concert ce samedi 15 octobre à Lessines (Centre Culturel René Magritte – Avec A Supernaut), ce dimanche 16 octobre au Desertfest (Trix, Anvers – sold out) et ce 22 octobre à Chenée (Centre Culturel – Festival La Guerre des Gaules VIII).

 

 

Didier Stiers

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